•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Faillite d'Aveos : Québec abandonne sa poursuite contre Air Canada

Le cockpit d'un CS300 de Bombardier

Le cockpit d'un CS300 de Bombardier

Photo : ICI Radio-Canada / Charles Contant

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

C'est à Montréal que seront entretenus les appareils de la C Series, ont annoncé mercredi Air Canada et Québec, mettant ainsi fin à un litige qui dure depuis près de quatre ans entre les deux parties.

Air Canada s'est engagé durant 20 ans à entretenir les 45 avions C Series qu'il vient d'acheter à Bombardier (Nouvelle fenêtre), collaborant ainsi « à la mise en place d'un centre d'excellence de calibre mondial », selon le gouvernement.

Selon la ministre de l'Économie, Dominique Anglade, ce centre devrait employer au moins 1000 personnes.

Cet engagement du transporteur aérien est jugé suffisant par Québec pour laisser tomber la poursuite intentée en 2012, après la faillite du sous-traitant d'Air Canada, Aveos, qui avait entraîné la perte de 2600 emplois, dont 1800 à Montréal.

Selon Québec, Air Canada contrevenait alors à la loi constituante de 1988, qui autorisait sa privatisation, mais qui l'obligeait également à garder des centres d'entretien notamment à Winnipeg et dans la Communauté urbaine de Montréal.

À l'instar du gouvernement du Québec, le gouvernement du Manitoba avait intenté une poursuite contre Air Canada. La Cour supérieure et la Cour d'appel avaient d'ailleurs tranché en leur faveur dans ce dossier, et Air Canada avait déposé une requête pour faire appel de cette dernière décision. 

Pour le ministre des Transports à Ottawa, Marc Garneau, cette entente finalement conclue entre Québec et Air Canada « permettra au gouvernement fédéral de clarifier cette loi et éviter de nouveaux litiges ». 

Des questions en suspens

Le coordonnateur québécois du syndicat des machinistes, Dave Chartrand, refuse de se réjouir trop vite. Selon lui, beaucoup de questions restent en suspens.

Dave Chartrand, coordonnateur québécois du syndicat des machinistes, en entrevue à RDI (17 février 2016)
Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dave Chartrand

Photo : Radio-Canada

« Ce centre d'excellence là va créer combien d'emplois, et à qui est-ce que ça va garantir des emplois? Est-ce que c'est Air Canada qui va opérer ce centre-là? Est-ce que c'est dans la région de Montréal que ça va être fait? » s'est-il demandé en entrevue à RDI, mercredi matin.

Il estime toutefois qu'il s'agit d'une bonne nouvelle pour l'industrie québécoise de l'entretien, la révision et la réparation d'avions, et que la garantie de 20 ans le rendait « très heureux ».

En conférence de presse, le président-directeur général d'Air Canada, Calin Rovinescu, a confirmé que les travaux de révision et d'entretien lourd se feront au Québec à compter de la première livraison des C Series, en 2019.

« Nous sommes fiers et ravis de collaborer [...] à la création d'emplois de qualité dans la province », a-t-il ajouté, sans préciser combien d'emplois seraient ainsi créés. Il dit toutefois espérer que l'installation de ce centre poussera d'autres transporteurs aériens à entretenir et réparer leurs avions au Québec.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

En cours de chargement...