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Transport de pétrole par train : le PQ presse le gouvernement d'entendre les opposants 

Transport de pétrole par train (Archives)

Transport de pétrole par train (Archives)

Photo : Reuters/David Parrott

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

L'Opposition officielle souhaite que le gouvernement accepte d'entendre en commission parlementaire les responsables de la pétition signée par 10 000 personnes qui s'opposent à l'accroissement du transport du pétrole par train.

La pétition a été initiée par le groupe rimouskois « NON à une marée noire dans le Saint-Laurent ». Elle visait particulièrement à dénoncer le projet du groupe Chaleur Terminals, qui veut transporter du pétrole de l'Alberta par rail jusqu'à Belledune au Nouveau-Brunswick pour le charger sur des pétroliers à destination de divers marchés outremer. Jusqu'à 240 wagons de pétrole pourraient circuler quotidiennement à travers plusieurs municipalités du Québec, dont plusieurs au Bas-Saint-Laurent, notamment Rivière-du-Loup, Trois-Pistoles et Rimouski.

Le député de Rimouski à l'Assemblée nationale, le péquiste Harold Lebel, souhaite que les signataires puissent exprimer leurs craintes directement aux députés membres de la Commission des transports.

« C'est important, il y a 10 000 personnes qui ont signé, dit-il. Elles avaient des raisons, ces gens-là sont inquiets, certains demeurent près du chemin de fer. Ils sont inquiets et ils demandent d'être entendus. »

Ils ont pris la peine de signer, ils l'ont fait par les réseaux sociaux, partout, ils ont invité les gens à signer. À quoi ça sert si on les écoute pas? 

Une citation de :Harold Lebel, député de Rimouski
Harold Lebel et Martine Ouellet ont pris la parole en compagnie d'Ellen Nutbrown, une militante contre le transport du pétrole.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Harold Lebel et Martine Ouellet ont pris la parole en compagnie d'Ellen Nutbrown, une militante contre le transport du pétrole.

Photo : ICI Radio-Canada

La porte-parole de l'Opposition officielle en matière de transports, Martine Ouellet, affirme que son parti refuse que le Québec se laisse transformer en « autoroute » pour l'exportation du pétrole des sables bitumineux. 

« Ce n'est pas un ou l'autre [des moyens de transport du pétrole], c'est ni l'un ni l'autre quand on parle de produits pour exportation, souligne-t-elle. On a déjà à gérer les risques au Québec du pétrole que nous consommons, et il faudra que ce soit de moins en moins pour que nous n'en consommions plus, pour faire justement la transition vers les énergies renouvelables. »

« Il n'y a aucune bonne raison d'accepter d'augmenter les risques pour de l'exportation », conclut Martine Ouellet.

Le Parti québécois réclame également la tenue d'une évaluation du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) pour le projet Chaleur Terminals.

D'après les informations de Denis Leduc

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