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Des Matanais aimeraient parrainer des réfugiés syriens

Granby accueille deux nouvelles familles de réfugiés syriens

Photo : ICI Estrie/Mélissa Fauteux

Radio-Canada

Des Matanais songent à parrainer une famille syrienne. Une rencontre est prévue le 24 février pour réunir les gens intéressés par cette démarche.

Un texte de Jean-François DeschênesTwitterCourriel
Monique Belley songe à parrainer une famille syrienneAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Monique Belley songe à parrainer une famille syrienne

Photo : ICI Radio-canada/Claude Côté

Monique Belley fait partie des gens se sentent interpellés par le drame des familles syriennes qui doivent quitter leur pays à cause de la guerre.

« Quand tu es une mère de famille qui a élevé quatre enfants tu te dis que si un jour tu avais été dans une situation comme celle-là, j'aurais aimé savoir ou espéré que quelqu'un, quelque part fasse un petit quelque chose pour nous venir en aide, augmenter l'espoir. »

Elle estime qu'une famille de huit personnes pourrait coûter une trentaine de milliers de dollars en argent et services. Elle dit qu'elle-même pourrait offrir un toit par exemple. Madame Belley aimerait que les gens soient nombreux à répondre à l'invitation pour répartir l'effort financier.

Il manque encore quelques joueurs comme on dit et plus on va être de joueurs et plus ça va être facile de donner cette aide-là parce qu'on se répartit l'effort

Monique Belley

Monique Belley croit que la région a tout pour offrir un nouveau départ aux réfugiés.

Responsabilités

Catherine Berger, chargée de projet pour le Service d'accueil des nouveaux arrivants de la Matanie.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Catherine Berger, chargée de projet pour le Service d'accueil des nouveaux arrivants en Matanie.

Photo : ICI Radio-Canada/Claude Côté

La chargée de projet pour le Service d'accueil des nouveaux arrivants de la Matanie, Catherine Berger, rappelle qu'avec le titre de parrain vient aussi des responsabilités. Il faut, entre autres, subvenir aux besoins de base des réfugiés durant un an soutient-elle.

« Inscrire les enfants à l'école, de s'assurer qu'ils aient accès à l'ensemble des services, de les accompagner peut être au début dans les différentes démarches qui sont liées à l'installation. »

Les parrains doivent s'attendre que les responsabilités pour la première année reposent sur leurs épaules

Catherine Berger, chargée de projet pour le Service d'accueil des nouveaux arrivants en Matanie.

Toutefois, il existe de l'aide pour franchir la barrière de la langue rassure la chargée de la projet. Le gouvernement fera sa part. D'ailleurs, Catherine Berger dit qu'il y a déjà une personne à Matane qui s'est manifestée pour agir comme interprète. 

« Ce n'est pas par exemple, au parrain d'assurer tout ça. Le ministère de l'Immigration du Québec assure par exemple, les services de francisation et puis il y a quand même des organismes sur place qui peuvent aider. »

Quelques résidents de la Matanie ont déjà approché son organisme pour savoir s'il est possible d'aller de l'avant avec un projet de parrainage. Catherine Berger trouve cette initiative inspirante.

Des enfants syriens reçoivent des couvertures fabriquées à la mainAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Des enfants syriens reçoivent des couvertures fabriquées à la main

Régionalisation

Québec a désigné seulement 13 villes de destination pour accueillir des réfugiés syriens qui seront pris en charge par l'État. 

Catherine Berger aimerait que davantage de villes de la province soient désignées comme ville de destination et elle ajoute que de plus petites villes comme Matane, pourraient profiter de migrations secondaires.

Ça ferait une régionalisation de l'immmigration parce que c'est certain que ça reste très centré autour de Québec et Montréal actuellement.

Catherine Berger, chargée de projet pour le Service d'accueil des nouveaux arrivants en Matanie.

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