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Un match de hockey pour dénoncer les inégalités sociales et le projet de loi 70

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le REPAT a dénoncé le projet de loi 70 par un match de hockey où les plus riches étaient favorisés. #rcat (Nouvelle fenêtre) pic.twitter.com/QthGVsm9uv (Nouvelle fenêtre)

Le Regroupement d'éducation populaire de l'Abitibi-Témiscamingue a tenu ce matin son match des inégalités. Plus d'une vingtaine de personnes ont participé à ce match de hockey scénarisé où les plus riches étaient favorisés par rapport aux plus pauvres. Le RÉPAT souhaitait ainsi dénoncer le projet de loi 70 qui vise à réformer le programme d'aide sociale au Québec.

Avec les informations de Claude BouchardTwitterCourriel

« Passe-moi la puck... »

Plus d'une vingtaine de personnes ont pris part à cette manifestation sur la 8e rue à Rouyn-Noranda. L'agent sociopolitique au Regroupement d'éducation populaire de l'Abitibi-Témiscamingue, Danik Laporte, décrit la symbolique de l'action. « D'un côté, nous avons les riches qui disent que les pauvres n'ont qu'à aller travailler et que la lutte à la pauvreté, ça coûte trop cher, et d'un autre, les pauvres qui disent : "passe-moi la puck, passe-moi un hockey, passe-moi de l'équipement, donnez-nous l'égalité des chances, et nous autres aussi on va en compter des buts" », dit-il.

Cette symbolique interpelle Daniel Belleau, 55 ans. « Je sais bien trop qu'avec 623 $, une fois que j'ai fait mes paiements, je n'arrive plus, je n'ai pas les moyens d'aller m'acheter un habit pour me présenter devant un employeur », dit-il.

Qu'est-ce que le projet de loi 70?

Avec le projet de loi 70, le gouvernement québécois souhaite inciter les nouveaux demandeurs d'aide sociale sans contrainte à l'emploi à intégrer le marché du travail. Ils devront s'inscrire à une démarche de recherche d'emploi sous peine de voir leur chèque de 623 $ par mois coupé de moitié.

Une situation inacceptable pour l'agent sociopolitique du Regroupement d'éducation populaire en Abitibi-Témiscamingue, Danik Laporte. « On sait que les gens qui font leur première demande à l'aide sociale sont souvent en crise, ils ont des graves problèmes, souligne-t-il. Personne ne choisit d'être pauvre. C'est par exemple quelqu'un qui est en situation d'itinérance et qui veut se sortir de sa misère. »

Trop tôt selon les députés libéraux

Le RÉPAT demande aux députés libéraux de la région de voter contre ce projet. Mais les deux élus croient qu'il est encore trop tôt.

« Laissons les travaux se faire, ça sert justement toutes les consultations et les analyses article par article. Laissons les choses, il est prématuré de penser vote à ce moment-ci. »

— Une citation de  Luc Blanchette, député de Rouyn-Noranda-Témiscamingue

La commission parlementaire sur ce projet de loi reprendra le 17 février.

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