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Atteinte d'un cancer, une femme de Rimouski mise à son tour sur l'Allemagne

Solange Bouchard voudrait se faire traiter en Allemagne.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada

À Rimouski, après Michael Ouellet, c'est au tour de Sophie Bouchard de mettre tous ses espoirs dans un traitement de chimio-embolisation en Allemagne, un traitement que plusieurs voudraient voir offert au Québec.

À 47 ans, Sophie Bouchard n'a pas dit son dernier mot. Son oncologue a beau lui donner 3 à 6 mois à vivre, tous ses espoirs sont maintenant tournés vers Francfort, en Allemagne, où le docteur Thomas Vogl lui promet de longues années de vie.

Pourtant, Sophie Bouchard s'était résignée à aller rejoindre sa mère disparue il y a un an, elle aussi à la suite d'un cancer. « À ce moment-là, je ne voulais pas me battre. Je savais que c'était généralisé ! Jusqu'à ce que mes amies me disent ''Non, tu vas te battre !'' », explique-t-elle.

C'est sa fille, sa soeur et ses amies, dont Carole St-Laurent, qui ont découvert que des Québécois, dont le rimouskois Michael Ouellet, avaient déjà amélioré leur état de santé à la suite des traitements reçus dans la clinique du docteur Vogl.

Solange Bouchard et son amie, Carole St-LaurentAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Solange Bouchard et son amie, Carole St-Laurent

Photo : ICI Radio-Canada

Carole St-Laurent ne comprend d'ailleurs pas pourquoi le ministère de la Santé du Québec entretient encore des doutes sur l'efficacité du traitement. « Quelles preuves de plus qu'ils veulent? Qu'est-ce qu'ils veulent de plus ? Moi, je suis convaincue. C'est la seule preuve qu'il me faut ! »

Sophie Bouchard est donc passée de la résignation à l'espoir. Ses amies ont lancé une campagne de sociofinancement pour l'aider à payer les 20 000 $ nécessaires pour un premier séjour en Allemagne à la mi-mars et elles sont bien décidées à faire un pied de nez à la mort.

Un traitement disponible ou non ?

Questionné sur cette pratique, le ministre de la Santé Gaétan Barrette a dit comprendre l'intérêt que certains patients atteint d'un cancer peuvent avoir pour ce traitement.

« C'est du commerce de l'espoir. On fait espérer des choses par une procédure qui est techniquement bien faites mais dont les mérites ne sont pas scientifiquement démontrés pour tous les types de cancer. »

Ce genre de traitement est offert au Québec selon lui, mais seulement dans des cas bien précis. Ce que réfute Sophie Bouchard et ses amies. Mme Bouchard dit d'ailleurs avoir interrogé le personnel médical de l'hôpital de Rimouski qui lui a précisé que la chimio-embolisation en Allemagne était 100 fois plus forte qu'au Québec et que la technique au laser n'était pas disponible ici.

D'après les informations de Richard Lavoie

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