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Gonorrhée : augmentation de 270 % dans le district d'Algoma

Des condoms de différentes couleurs

Des condoms de différentes couleurs

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les cas de gonorrhée dans la région d'Algoma ont augmenté d'environ 270 % de 2010 à 2015, comparativement à une hausse de 49 % pour l'ensemble de l'Ontario durant la même période.

Un texte de Stéphany LaperrièreTwitterCourriel

Une vingtaine de cas de gonorrhée ont été recensés dans le district d'Algoma en 2010. L'an dernier, environ 74 cas ont été répertoriés.

Le service de santé publique d'Algoma s'explique mal la forte hausse des cas de gonorrhée dans cette région du nord de l'Ontario, en comparaison avec le reste de la province.

On n'arrive pas à identifier un élément en particulier. Je crois qu'il s'agit des mêmes enjeux auxquels font face toutes les autres régions de l'Ontario.

Une citation de :Carolyn Kargiannakis, infirmière pour le Service de santé publique d'Algoma

Parmi les causes communes, Mme Kargiannakis mentionne l'absence de symptômes pour la plupart des cas d'infection et l'ignorance quant aux modes de transmission de la bactérie, notamment les rapports sexuels oraux.

Également, certaines souches de gonorrhées sont résistantes aux antibiotiques. C'est pourquoi la province a recommandé en 2013 de traiter les cas en utilisant un comprimé, l'azithromycine, mais aussi un médicament injectable, le ceftriaxone.

Or, selon la Dre Vanessa Allen de Santé publique Ontario, seulement 55 % des cas d'infection en Ontario ont été traités suivant cette méthode en 2014.

Notre principale hypothèse pour expliquer ce chiffre est l'inquiétude de certains par rapport au fait que des patients pourraient ne pas vouloir recevoir le traitement s'il s'agit d'une injection.

Une citation de :Dre Vanessa Allen de Santé publique Ontario

La Dre Allen précise toutefois que cette tendance se renverse : le taux de traitement suivant la méthode recommandée étant maintenant près de 70 %.

Carolyn Kargiannakis affirme pour sa part que la région d'Algoma fait partie des bons élèves qui suivent la recommandation du gouvernement. La forte hausse des cas de gonorrhée dans ce secteur en est donc d'autant plus surprenante.

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