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Une campagne publicitaire pour contrer la traite des personnes au Canada

Extrait d'une publicité réalisée par la Fondation Joy Smith

Photo : Fondation Joy Smith

Radio-Canada

La Fondation Joy Smith lance une campagne publicitaire pour lever le voile sur le trafic d'êtres humains sur le territoire canadien.

L'organisme a publié une courte vidéo sur Internet et invite les internautes à se joindre au combat avec le mot-clic #ShesNotForSale (elle n'est pas à vendre).

La Fondation Joy Smith affirme que 93 % des victimes du trafic de personnes au pays sont des citoyennes canadiennes. L'organisme dit que certaines victimes, dont des filles de 13 ans, sont exploitées jusqu'à 15 fois par jour.

Le lancement de la campagne a eu lieu au centre de ressources pour familles autochtones de Winnipeg Ma Mawi Wi Chi Itata en présence de chefs de police, de représentants autochtones, et du ministre de la Justice du Manitoba Gord Mackintosh.

« Je crois que la collaboration entre tous les secteurs est clé [dans ce combat] », dit Diane Redsky, directrice du centre Ma Mawi Wi Chi Itata. « Et on le fait déjà au Manitoba. »

« C'est important qu'on travaille ensemble, qu'on soit un service de police ou un membre de la communauté », ajoute le commissaire adjoint de la GRC, Kevin Brosseau.

de g. à d. commissaire adjoint de la GRC, Kevin Brosseau, le chef de la police de Winnipeg Devon Clunis, le ministre de la Justice du Manitoba Gord Mackintosh, le chef Ron Evans, et Joy Smith.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

de g. à d. commissaire adjoint de la GRC, Kevin Brosseau, le chef de la police de Winnipeg Devon Clunis, le ministre de la Justice du Manitoba Gord Mackintosh, le chef Ron Evans, et Joy Smith.

Photo : ICI Radio-Canada/Michel Saba

Sensibilisation et prévention

Pour Joy Smith, qui a mis sur pied la fondation, la priorité est la prévention. Elle croit qu'il faut sensibiliser le public au mode de fonctionnement des auteurs de mauvais traitements.

« Un trafiquant va cibler une belle jeune fille, décrit-elle. Il va lui [...] gagner sa confiance, lui dire qu'il l'aime. Et ça influence rapidement les jeunes filles. Ensuite, il va lui faire découvrir la drogue. Il va lui en fournir gratuitement pour un certain temps, puis elle devra la payer. Et c'est à ce moment qu'ils les transforment en marchandise, qu'ils les prostituent. »

Le chef Ron Evans de la nation Crie Norway House estime aussi qu'il est important que les victimes soient au courant des ressources disponibles.

« C'est important qu'elles sachent qu'il y a des personnes qui travaillent sur ce problème. Pour qu'elles gardent un peu d'espoir », dit-il.

Lui-même est grand-père, et garde une crainte que cette situation puisse arriver à ses petites-filles.

Pour me débarrasser de cette peur, il faut que j'éduque [mes petites-filles] , pour qu'elles reconnaissent les signes. C'est la meilleure chose à faire.

chef Ron Evans

L'offre répond à la demande

Diane RedskyAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Diane Redsky

Photo : ICI Radio-Canada

Le problème qui persiste, rappelle Diane Redsky, c'est la demande pour ces jeunes exploités. « La demande alimente le trafic sexuel. Les trafiquants en sont conscients et ils créent leur offre en fonction de ça. »

Kevin Brosseau croit que la police doit agir à ce niveau. « Pour les polices, c'est de [...] diriger nos enquêtes et nos actes sur ceux et celles qui profitent du trafic des jeunes. »

Personnes vulnérables

Ce trafic touche les personnes les plus vulnérables, en particulier les personnes autochtones, constate Diane Redsky.ont tout ce qu'on veut. Elles souffrent de formes extrêmes de violence.

Il y a des marchés pour différents types de femmes vulnérables. Dans les provinces des Prairies, les femmes autochtones sont ciblées parce qu'il y a ce marché, parce qu'il y a cette perception que les femmes autochtones feront tout ce qu'on veut. Elles souffrent de formes extrêmes de violence.

Diane Redsky

Manitoba

Société