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Le Nouveau-Brunswick ne doit pas écarter le gaz de schiste, selon un expert

Tests sismiques

Des camions effectuant des tests sismiques le long de la route 126 au Nouveau-Brunswick.

Photo : Michèle Brideau/Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Un économiste croit que le gouvernement du Nouveau-Brunswick ne peut fermer aucune porte pour relancer la création d'emplois dans la province.

Un texte de Catherine AllardTwitterCourriel

Pierre-Marcel Desjardins, économiste à l'Université de Moncton, estime que le gouvernement doit considérer toutes ses options, y compris le développement de l'industrie du gaz de schiste.

C'est une avenue qui est peut-être moins populaire, mais M. Desjardins croit que la province ne peut plus seulement prendre des décisions qui plaisent à la population, surtout en ce qui concerne la création d'emplois.

Le premier ministre Brian Gallant avait promis la création d'au moins 10 000 emplois pendant son mandat, mais la province se dirige plutôt vers une perte de 3500 emplois.

Selon Pierre-Marcel Desjardins, le gouvernement doit adopter une approche diversifiée et miser sur les petites et moyennes entreprises. C'est une partie de la solution, mais il ne faut pas non plus négliger le gaz de schiste.

C'est un secteur qui pourrait créer des centaines, voire des quelques milliers d'emplois, et à l'heure actuelle avec la situation de l'emploi, on ne peut pas tout simplement lui tourner le dos. Je laisserai aux scientifiques, aux biologistes, aux hydrologues le soin de voir les questions environnementales, mais je pense que ça doit être débattu. C'est une opportunité qui existe ici et on doit absolument la considérer.

Pierre-Marcel Desjardins, économiste

Rick DesBrisay, l'un des directeurs de la Chambre de commerce de l'Atlantique, affirme aussi que le gouvernement doit faire preuve de courage politique.

Les opposants au gaz de schiste, pour leur part, suivent de près les activités du gouvernement et ils espèrent qu'il trouvera un autre moyen pour stimuler la création d'emplois.

« Arrêtons de promettre des éléphants blancs à la province et aux gens. On sait que les gens veulent des emplois, de cette façon-là on fait courir les gens vers ça. Je ne comprends pas comment ça se fait qu'on tienne encore à ça. Allons voir ailleurs et allons promouvoir les gens qui veulent faire autre chose que ce que les grandes compagnies font », affirme Nicole Richard, porte-parole du groupe Notre environnement notre choix.

Entre-temps, le moratoire imposé par le gouvernement Gallant sur la fracturation hydraulique est toujours en vigueur. Une commission s'est penchée sur la question et elle doit présenter son rapport le mois prochain. 

En décembre 2014, le premier ministre Brian Gallant avait énoncé les cinq conditions suivantes à la levée du moratoire sur la fracturation hydraulique :

  1. L'approbation de la population
  2. De l'information crédible et claire au sujet de l'impact de la fracturation hydraulique sur la santé, l'environnement et l'eau, qui permettrait de formuler des règlements propices pour protéger la population
  3. Un plan pour atténuer l'impact sur les infrastructures publiques, qui tient compte d'enjeux comme l'évacuation des eaux usées
  4. Un processus de consultation avec les Premières Nations
  5. Un mécanisme qui permettra de maximiser les avantages pour les citoyens

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