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Certains réfugiés syriens d'Ottawa refusent les logements proposés

Cette famille fait partie des quelque 500 réfugiés syriens qui sont arrivés à Ottawa dans les dernières semaines.

Cette famille fait partie des quelque 500 réfugiés syriens qui sont arrivés à Ottawa dans les dernières semaines.

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Sur les quelque 600 réfugiés syriens parrainés par le gouvernement qui sont arrivés à Ottawa depuis le 31 décembre, seulement la moitié ont trouvé un logement permanent. Une situation qui s'expliquerait par le manque de logements abordables et les besoins des réfugiés.

Le directeur du Centre catholique d'immigration d'Ottawa, Carl Nicholson, mentionne que les familles qui arrivent dans la capitale ont aussi quelques exigences.

« Les familles nous supplient de leur trouver un logement voisin de celui d'une autre famille avec laquelle elles ont voyagé depuis des mois. Ils arrivent dans un nouvel environnement, ils aimeraient rester ensemble », explique-t-il.

Carl Nicholson admet que certaines familles de réfugiés syriens vont jusqu'à refuser les logements qui leur sont présentés, notamment par crainte de la criminalité dans certains quartiers ou parce que celles-ci préfèrent habiter à proximité d'une mosquée.

On leur rappelle que leur hésitation ralentit le processus d'accueil pour d'autres réfugiés qui attendent d'arriver au Canada.

Carl Nicholson, Centre catholique d'immigration d'Ottawa

Une situation pour le moins délicate selon Assmaa Bailouni du Centre de santé des nouveaux arrivants d'Ottawa.

Mme Bailouni, elle-même d'origine syrienne, dit comprendre pourquoi certains manquent d'empathie envers les réfugiés qui refusent le logement que leur est proposé. Elle tient cependant à remettre en contexte leur situation.

« Ils se sentent dépassés par les événements, comme si tout leur arrivait trop vite et qu'ils n'avaient pas le temps d'absorber tout ce qui se passait autour d'eux », affirme l'intervenante.

Assmaa Bailouni sait que tous les réfugiés d'Ottawa ne pourront trouver un logement près d'une mosquée ou d'une autre famille syrienne. C'est pourquoi elle tente de faire connaître les options de transport en commun qui sont offertes dans la capitale.

Carl Nicholson rappelle qu'Ottawa doit accueillir 500 réfugiés supplémentaires d'ici la fin du mois, de quoi exacerber la pénurie de logements abordables et adéquats.

D'après CBC

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