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Ados en fugue à Laval : réactions à Québec

Adolescente

Photo : iStockPhoto

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La disparition de trois adolescentes d'un Centre jeunesse de Laval en moins d'une semaine et les liens présumés avec des gangs de rues impliqués dans des réseaux de prostitution juvénile rappellent de douloureux souvenirs à Québec. Des spécialistes sont cependant rapides à préciser que la situation a évolué dans la région depuis l'opération Scorpion, en 2002.

À la fin de l'enquête du Service de police de la ville de Québec (SPVQ) en 2003, 17 clients avaient été accusés. Une trentaine d'adolescentes, parfois aussi jeunes que 14 ans, ont été retirées du réseau et interrogées par les policiers.

« Avec Scorpion, ça a provoqué une crise dans la région », admet sans détour Nancy Delisle, coordonnatrice de la Table régionale de Québec sur la prostitution juvénile, mise sur pied dans la foulée du scandale.

Aujourd'hui, les ressources policières et le milieu communautaire travaillent de façon beaucoup plus coordonnée. Quelque 550 intervenants ont d'ailleurs été formés pour identifier les jeunes filles plus vulnérables et leur venir en aide, notamment dans les Centres jeunesse.

« On ne peut plus parler de réseau », estime Nancy Deslile. « C'est plus des cas isolés. »

Une spirale infernale

Émilie Roy a vécu de 2000 à 2004 dans les Centres jeunesse de Québec et a côtoyé plusieurs des jeunes filles impliquées dans le scandale de la prostitution.

À l'époque, les victimes ne réalisaient pas pour la plupart qu'elles étaient sous l'emprise d'un proxénète ou d'un gang de rue, mais croyaient plutôt avoir trouvé l'amour.

« Malgré l'horrible de la chose, il y a quand même un besoin qui est comblé chez la personne. »

— Une citation de  Émilie Roy

Émilie Roy ne se fait pas d'illusions. Malgré le battage médiatique généré par les disparitions récentes d'adolescentes dans la région de Montréal, le phénomène de la prostitution juvénile est là pour rester.

Il y aura toujours des gens mal intentionnés pour vouloir profiter d'un jeune en situation de vulnérabilité

« Les proxénètes ont un don pour déceler ces personnes-là », déplore-t-elle.

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