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À chaque cabane, son histoire de pêche

Marc Bernier pêche en faisant du vélo stationnaire dans sa cabane.

Marc Bernier pêche en faisant du vélo stationnaire dans sa cabane.

Photo : ICI Radio-Canada/Catherine Paradis

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Marc Bernier aime tant taquiner le poisson qu'il garde une main sur sa canne à pêche, même sur son vélo stationnaire. Bien au chaud dans sa cabane sur la baie des Ha! Ha! au Saguenay, le vétéran de la pêche blanche pédale trois fois par jour, durant 30 minutes.

Un reportage de Catherine ParadisTwitterCourriel

Après avoir subi un accident vasculaire cérébral, il y a quelques années, Marc Bernier a trouvé le moyen d'allier passion et bonnes habitudes. « En mars passé, je pesais 262 livres. J'ai perdu 54 livres depuis ce temps-là. »

Marc Bernier estime, qu'en comptant tous les fais, il débourse de trois à quatre mille dollars par saison pour habiter dans sa cabane.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marc Bernier estime, qu'en comptant tous les fais, il débourse de trois à quatre mille dollars par saison pour habiter dans sa cabane.

Photo : ICI Radio-Canada/Catherine Paradis

Le pêcheur passe ainsi la saison sur la glace. Il estime qu'en comptant tous les frais, il débourse de 3000 à 4000 dollars par hiver pour habiter dans sa cabane.

La pêche, jour et nuit

Kathy Larouche et Marcel Laforest « habitent » en face de chez M. Bernier. Ils installent leur cabane tous les ans, depuis dix ans. Ils dormiront ici au moins trois nuits par semaine, jusqu'au mois de mars. 

Marcel Laforest et Kathy Larouche pêchent 24 heures sur 24.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marcel Laforest et Kathy Larouche pêchent 24 heures sur 24.

Photo : ICI Radio-Canada/Catherine Paradis

Une clochette accrochée au bout de la canne à pêche avertit Kathy Larouche qu'un poison mord à son hameçon.

La nuit, il y a toujours une des deux lignes à l'eau. « Une fois, les cloches ont sonné à minuit, mon chum s'est levé ! », ricane-t-elle.

Une clochette accrochée au bout de la canne à pêche avertit Kathy Larouche qu'un poison mord à sa ligne.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Une clochette accrochée au bout de la canne à pêche avertit Kathy Larouche qu'un poison mord à sa ligne.

Photo : ICI Radio-Canada/Catherine Paradis

Marcel Laforest et Kathy Larouche ont changé d'emplacement pour aller « là où ça mord plus ».Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Marcel Laforest et Kathy Larouche ont changé d'emplacement pour aller « là où ça mord plus ».

Photo : ICI Radio-Canada/Catherine Paradis

Moi, la pêche, je suis une maniaque! Si la saison durait 12 mois, je serais 12 mois ici.

Kathy Larouche

À Grande-Baie et à l'anse à Benjamin, 915 maisonnettes ont pignon sur glace. De leur fenêtre, les pêcheurs aperçoivent, au loin, les va-et-vient des grands navires industriels et du brise-glace chargé de leur ouvrir la voie.

Un chenal sépare les villages de glace de Grande-Baie et de l'anse à Benjamin.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un chenal sépare les villages de glace de Grande-Baie et de l'anse à Benjamin.

Photo : ICI Radio-Canada/Catherine Paradis

Il faut que je mette la peur de côté. Il y a juste la première nuit que j'ai peur un peu, quand le brise-glace se promène, ça gronde un peu. Quant aux marées, on ne les sent vraiment pas.

Kathy Larouche

La pêche blanche sur la baie des Ha! Ha! :

  • Retombées économiques annuelles : 7 millions $
  • Emplacements disponibles : 1467
  • Emplacements occupés : 915
  • Origine des pêcheurs : 90 % du Saguenay, 8 % du Lac-Saint-Jean, 2 % de l'extérieur
  • Espèces permises : sébaste, morue, éperlan, truite, turbot, sole
  • Limite par personne : 5 par jour pour le poisson de fond, 120 au total pour l'éperlan

La pêche, une affaire de famille

Les activités ne manquent pas non plus, de l'autre côté de la baie. Depuis quatre ans, la famille Parent se réunit à l'anse à Benjamin.

Les enfants de Valérie Parent adorent la pêche blanche.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Les enfants de Valérie Parent adorent la pêche blanche.

Photo : ICI Radio-Canada/Catherine Paradis

Valérie Parent passe les fins de semaine à l'anse à Benjamin avec sa famille.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Valérie Parent passe les fins de semaine à l'anse à Benjamin avec sa famille.

Photo : ICI Radio-Canada/Catherine Paradis

Valérie Parent, son conjoint et leurs trois enfants ne campent jamais durant l'été. Mais l'hiver, ils dorment à la cabane toutes les fins de semaine durant la saison de pêche blanche.

« C'est notre camping d'hiver, ça fait changement de la maison. Tant qu'à être enfermé, vaut mieux venir ici. On n'a pas le choix d'aller dehors. »

De droite à gauche : Valérie Parent, Alexandra-Ève, Sabrina Parent, Zack, Vincent et Michaël Chayer.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

De droite à gauche : Valérie Parent, Alexandra-Ève, Sabrina Parent, Zack, Vincent et Michaël Chayer.

Photo : ICI Radio-Canada/Catherine Paradis

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