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« Tout est possible » : un franco-graffiti à Toronto

L'inscription « Tout est possible » sur un mur de pierres sur la rue Yonge dans le quartier Davisville de Toronto

L'inscription « Tout est possible » sur un mur de pierres sur la rue Yonge dans le quartier Davisville de Toronto

Photo : Eve Caron

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Est-ce un franco-graffiti? Du vandalisme? Ou un simple message qui se veut une source d'inspiration? L'expression « tout est possible » peut être lue sur plusieurs surfaces à Toronto depuis au moins 2011. Mais l'auteur de ces oeuvres demeure anonyme.

Un texte d’Eve CaronTwitterCourriel

C'est en lettres attachées et minuscules que l'auteur veut passer le mot : « tout est possible ». L'inscription apparaît souvent sur des murs de briques, mais aussi sur d'autres installations à Toronto.

L'un des graffitis « tout est possible », à TorontoAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'un des graffitis «Tout est possible» à Toronto

Photo : Radio-Canada/Ève Caron

L'origine du graffiti de langue française demeure cependant un mystère. Personne dans la communauté des artistes graffitis de la métropole ne semble connaître l'identité de celui ou celle qui inscrit l'expression sur diverses installations de la Ville Reine. Il pourrait aussi s'agir de plusieurs auteurs : après tout, tout est possible!

L'artiste torontois Paul Aloisi, qui enseigne aussi à l'Université OCAD, souligne que les inscriptions sont bien différentes des graffitis que l'on voit normalement à Toronto en raison du message et de la calligraphie utilisée pour l'exprimer. Il souligne que souvent, ceux qui font des graffitis s'envoient des messages entre eux.

Selon moi, cette personne ne tente pas d'entrer en contact avec la communauté des personnes qui font des graffitis, mais plutôt avec le public en général.

Paul Aloisi, artiste et chargé de cours à l'Université OCAD

Une simple recherche en ligne démontre que Toronto n'est pas la seule grande métropole où « tout est possible » est inscrit sur des murs, murets et autres surfaces.

Avez-vous vu « tout est possible » près de chez vous?

Comme on ne connaît pas l'auteur de ces oeuvres, il est difficile de déterminer avec certitude combien d'inscriptions « tout est possible » se retrouvent à Toronto. Voici cinq sites repérés par Radio-Canada, ainsi que trois autres images captées et envoyées par Diane Bégin, une résidente de Toronto. 

Ne pas essayer à la maison

La Ville de Toronto confirme cependant que l'auteur de ce graffiti n'a pas obtenu la permission des fonctionnaires municipaux pour son oeuvre. Ces inscriptions seraient donc considérées comme étant des actes de « vandalisme », selon un porte-parole de la ville, qui ajoute qu'aucune enquête n'est en cours parce que personne n'a porté plainte.

Un outil de marketing francophone

En juillet 2015, le Conseil scolaire Viamonde cherchait un endroit où tourner de nouvelles vidéos pour une campagne publicitaire à Toronto. C'est lors d'une séance de repérage sur le site Evergreen Brick Works que Michael Norris, un ancien de l'École secondaire Étienne-Brûlé, a aperçu pour la première fois un graffiti « tout est possible » inscrit en noir sur un mur de brique. « Ce n'est pas tous les jours qu'on voit un graffiti en français », dit-il. C'est ainsi que l'idée d'utiliser le slogan « tout est possible » pour la campagne est née.

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Ontario