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Un juge valide les poursuites pénales pour agression sexuelle contre Bill Cosby

Bill Cosby

Bill Cosby

Photo : AP Photo/Evan Vucci

Associated Press

Un juge américain a refusé mercredi de rejeter les accusations d'agression sexuelle qui pèsent contre Bill Cosby, écartant la décision d'un prédécesseur qui avait accepté de conclure une entente, en 2005, qui mettait le comédien à l'abri de toute accusation criminelle future.

L'affaire se retrouve donc à l'étape des audiences préliminaires, qui visent à déterminer si les procureurs disposent d'assez de preuves pour incriminer Crosby, qui aurait agressé sa présumée victime dans sa résidence de Philadelphie en 2004.

Plus tôt, le procureur Kevin Steele a contesté l'accord à l'amiable conclu en 2005 avec le procureur de l'époque, Bruce Castor. Me Steele a qualifié ce soi-disant accord, jamais couché sur le papier, mais simplement évoqué dans un communiqué de presse, de contraire à la loi et d'abus d'autorité.

Le procureur Steele a plaidé cette thèse, alors que la défense demande depuis deux jours au tribunal qu'il rejette les accusations, sur la base de cette entente.

Le juge Steven O'Neill s'est finalement prononcé mercredi en fin de journée.

Cosby, 78 ans, a été arrêté en décembre dernier. La poursuite l'accuse d'avoir drogué et violé Andrea Constand, une ancienne employée du département des sports de l'Université Temple, l'alma mater du comédien, en 2004. S'il est reconnu coupable, il est passible d'une peine maximale de 10 ans de prison.

En 2005, le procureur Castor avait estimé que les preuves étaient insuffisantes pour porter des accusations, mais le bureau du procureur Steele a rouvert le dossier l'été dernier. Un témoignage compromettant du comédien, donné 10 ans plus tôt dans le cadre d'une poursuite civile intentée par Mme Constand, venait alors d'être rendu public à la demande de l'Associated Press.

Par la suite, des dizaines d'autres femmes ont accusé Cosby, image même du bon père de famille américain, de les avoir agressées. Comme ces agressions présumées remonteraient jusque dans les années 1960, il y a prescription dans plusieurs des cas. L'affaire Constand est la première à se rendre en cour pénale.

Dans son témoignage mardi, l'ex-procureur de district Castor avait plaidé qu'en tant que représentant élu de l'État, il était autorisé à accorder au comédien un tel sauf-conduit. Il voulait en fait utiliser cet accord pour forcer Cosby à témoigner sans crainte dans la poursuite civile intentée par Mme Constand.

La stratégie a d'ailleurs porté ses fruits : Cosby a effectivement témoigné et Mme Constand a conclu une entente à l'amiable dont les termes n'ont pas été divulgués, comme le veut l'usage.

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