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En Haïti, l'opposition rejette un plan de sortie de crise

La police nationale tente de contenir une manifestation d’opposants au président sortant Michel Martelly, devant le Palais national à Port-au-Prince vendredi, le 29 janvier 2016.

La police nationale tente de contenir une manifestation d’opposants au président sortant Michel Martelly, devant le Palais national à Port-au-Prince vendredi, le 29 janvier 2016.

Photo : AP/Dieu Nalio Chery

Reuters

À la demande du président sortant Michel Martelly et des dirigeants parlementaires, le premier ministre haïtien Evans Paul a démissionné pour permettre la mise en place d'un gouvernement provisoire à Port-au-Prince et sortir de l'impasse politique, mais ce plan a été rejeté mardi par l'opposition.

Le second tour de l'élection présidentielle, qui devait se tenir le 24 janvier, a été annulé en raison de manifestations violentes de l'opposition qui dénonçait des fraudes à l'occasion du premier tour le 25 octobre.

Le mandat de Michel Martelly s'achève dimanche prochain.

Selon le plan mis au point par le président et les dirigeants de partis représentés au Parlement, la démission d'Evans Paul devait permettre la désignation, par consensus, d'un nouveau premier ministre que les parlementaires auraient investi dans la semaine, a expliqué le député Gary Bodeau.

Le nouveau gouvernement, selon cette proposition, devait préparer la tenue de nouvelles élections d'ici le mois de mai.

L'opposition réclame l'intervention d'un juge de la Cour suprême

Le parti de Jude Célestin, candidat de l'opposition qui aurait dû affronter le 24 janvier Jovenel Moïse, soutenu par Martelly, a rejeté ce plan, tout comme plusieurs autres groupes d'opposition.

Tous demandent que le gouvernement provisoire soit mis en place par un juge de la Cour suprême.

« Nous rejetons l'initiative de Martelly et du Parlement, car c'est une plaisanterie », a dit Samuel Madistin, porte-parole d'un groupe de huit partis d'opposition.

Le sénateur Carl Murat Cantave, un allié du gouvernement, a précisé que le président Martelly avait proposé le choix entre trois personnes pour prendre la tête d'un futur gouvernement provisoire : Evans Paul, le sénateur Andris Riche et l'homme d'affaires Reynold Deeb.

« Ce sont tous des alliés de Martelly, nous n'en voulons pas. Cette initiative est nulle et non avenue », a déclaré Volcy Assad, du parti Pitit Desalin, qui organise les manifestations de rues.

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