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Les archives de l'Abitibi-Témiscamingue à l'honneur à la BAnQ

Photographie de François Ruph montrant un enfant qui transporte une caisse de bière dans une fête de motocyclistes à Notre-Dame-du-Nord.

Photographie de François Ruph montrant un enfant qui transporte une caisse de bière dans une fête de motocyclistes à Notre-Dame-du-Nord.

Photo : BAnQ Rouyn-Noranda, Fonds François Ruph

Radio-Canada

Bibliothèque et Archives nationale du Québec (BAnQ) a mis en valeur sur son site web plusieurs archives liées à l'histoire et au patrimoine de l'Abitibi-Témiscamingue au cours des dernières semaines. Notamment, certaines œuvres à caractère historique et social du photographe François Ruph ont été sélectionnées parmi son fonds de plus de 5000 clichés et mises en ligne (Nouvelle fenêtre).

La région vue d'un autre oeil

Né en France, M. Ruph s'est installé dans la région en 1969 pour venir enseigner au Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue.

« Un petit peu avant les événements d'octobre. Le Québec était en pleine ébullition, autant sur le plan politique sur le plan social. C'était comme une espèce de révolution un peu anticléricale, un peu anarchisante, bref, ça m'a plu beaucoup », raconte-t-il.

Journaliste à ses heures, François Ruph a voulu témoigner de certaines réalités régionales. « Au fur et à mesure que le temps passait, je rendais compte qu'il y avait des traces de ce qu'avait été l'Abitibi-Témiscamingue... c'était en pleine transition, au milieu des années 70, disons », se souvient-il.

On était en train de passer d'une boomtown à quelque chose de plus civilisé, beaucoup plus organisé. Rouyn et Noranda étaient encore des villes séparées et je voyais disparaître tout un patrimoine architectural. Je voyais disparaître aussi les pionniers.

François Ruph

Une démarche historique et revendicatrice

Une photographie de François Ruph montrant des militants dénonçant la pollution de l’industrie minière lors d’un défilé dans les rues de Rouyn-Noranda, 1985.

Une photographie de François Ruph montrant des militants dénonçant la pollution de l’industrie minière lors d’un défilé dans les rues de Rouyn-Noranda, 1985.

Photo : BAnQ Rouyn-Noranda, Fonds François Ruph

Il a donc pris les choses en main, en compagnie de quelques comparses. « J'ai monté un gros projet en 1978-79. J'ai travaillé deux ans là-dessus, dit-il. On est allés chercher des grosses subventions au Conseil du trésor. On était une équipe avec Benoit Beaudry-Gourd. Lui ramassait des entrevues et moi, avec un autre collègue de Montréal, on ramassait de la photographie. »

L'équipe s'est donné une série de thèmes à exploiter. « Les anglophones, les francophones, les Autochtones, les villes minières, les villes agricoles, les villages, les fêtes religieuses, les fêtes populaires », énumère M. Ruph.

Mais sa démarche n'était pas que documentaire. Elle était aussi artistique. Le photographe recherchait des contrastes de sens et utilisait l'ironie de manière revendicatrice.

Plus de 5000 photographies de François Ruph ont été déposées et numérisées dans un fonds de la BAnQ.

L'Abitibi-Témiscamingue à l'honneur à la BAnQ

La publication web de la BAnQ concernant le travail de François Ruph a été préparée par Sébastien Tessier, coordonnateur de la BAnQ Rouyn-Noranda­. Il a décidé de mettre en valeur les œuvres de M. Ruph, dit-il, parce que « ça m'a toujours marqué la qualité des photographies, autant le sujet que la qualité artistique des images... c'est magnifique! »

La BAnQ a également publié récemment d'autres archives liées à l'Abitibi-Témiscamingue, dont une rare photo de Blanche Pronovost (Nouvelle fenêtre) ainsi que l'histoire de J.D. Bureau (Nouvelle fenêtre), un pionnier de l'invention de la motoneige que l'équipe d'ICI Abitibi-Témiscamingue vous avait présentée il y a quelques mois.

Abitibi–Témiscamingue

Histoire