•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Winnipeg : un suspect arrêté en lien avec des menaces contre une école

L'École Kildonan-East Collegiate, à Winnipeg, le 16 octobre 2014.

Photo : Radio-Canada/Marjorie Dowhos

Radio-Canada

La police de Winnipeg a arrêté un suspect, jeudi, à la suite de la publication d'une vidéo dans les médias sociaux qui menace la vie des élèves de l'École Kildonan East Collegiate.

Un ancien élève de l'établissement secondaire âgé de 18 ans fait face à quatre chefs d'accusation de profération de menaces et de harcèlement criminel, ainsi qu'à un chef d'accusation de méfait à l'égard d'un bien d'une valeur de 5000 $ ou moins.

Des élèves sont spécifiquement nommés comme cibles dans la vidéo, qui fait aussi référence aux armes. Il s'agit de la deuxième vidéo du genre publiée depuis septembre.

Le directeur de la Division scolaire de River-East-Transcona, Kelly Barkman, dit que la menace est prise très au sérieux, surtout après la tuerie survenue ce mois-ci dans une école de La Loche, en Saskatchewan.

M. Barkman affirme que l'école a été mise en état d'alerte jeudi et que le personnel ainsi que les enseignants étaient à l'affût de toute personne ou activité suspecte.

Le directeur dit qu'il encourage les parents à entamer une discussion avec leurs enfants par rapport aux menaces et à l'utilisation appropriée des médias sociaux. « Compte tenu de tout ce qui se passe dans de différentes écoles partout dans le monde, je pense qu'il faut que nous soyons vigilants », déclare M. Barkman.

Manque de standardisation

Même son de cloche de la professeure de criminologie Isabelle Ouellet-Morin, à l'Université de Montréal. « Il n'y a pas de façon de faire standardisée qui est offerte dans nos écoles canadiennes », explique-t-elle.

« Souvent, l'attention est d'abord attribuée pour l'intimidateur et ensuite on assume que lorsque le geste a été identifié, la victime en vit les conséquences positives », ce qui n'est pas toujours le cas, affirme Mme Ouellet-Morin.

« Sur le plan de la santé mentale, les conséquences peuvent varier, souligne-t-elle. Certains jeunes n'éprouvent aucune difficulté à vivre avec la situation. D'autres ont de la colère, de la tristesse, se sentent rejetés. Certains jeunes vivent de l'anxiété, des sentiments dépressifs. Ils pourraient éviter d'aller à l'école. Il pourrait y avoir aussi des conséquences au plan physique qui pourraient s'installer. Des maux de tête, des cauchemars. Tout varie selon les jeunes. »

La spécialiste souligne que le soutien nécessaire n'est pas toujours présent dans les écoles. « Ce soutien pourrait prendre la forme de rencontres entre les parents et l'école. L'information doit être transmise d'un éducateur au parent. Ensuite, cela pourrait prendre la forme d'un soutien psychologique avec un professeur avec qui le jeune a une relation privilégiée », rapporte la professeure.

Des ressources numériques

Isabelle Ouellet-Morin mentionne qu'il existe également d'autres ressources pour parents et enfants, dont une ne application mobile sera disponible gratuitement pour les jeunes victimes d'intimidation.

Une initiative de la Fondation de l'Institut universitaire en santé mentale de Montréal, l'application « Plus fort » comprendra trois volets qui permettront aux victimes de s'adapter à la cyberintimidation.

Le jeune pourra accéder à des informations sur l'intimation sous forme de vidéos et cartes virtuelles. Une section de type « journal intime » permettra aux jeunes de témoigner de leur expérience d'intimidation. L'application aura également une section qui présentera une cinquantaine de stratégies pour faire face à l'intimidation.

L'application « Plus fort » devrait sortir au printemps.

Manitoba

Société