•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'action de Pétrolia dans un creux historique

Les précisions de Michel-Félix Tremblay
Radio-Canada

Le titre en bourse de l'entreprise Pétrolia est à son plus bas niveau depuis que la compagnie est inscrite en bourse, il y a une dizaine d'années, ce qui laisse planer des doutes sur son avenir. Une situation qui s'explique par le contexte économique, mais aussi politique.

Un texte de Jean-François DeschênesTwitterCourriel

Le titre s'échangeait à 0,27 $ dans la journée de jeudi, après avoir atteint un creux de 0,19 $. Rien à voir avec l'été 2011 où l'action se transigeait à 2,50 $.

Détail de l'action de PetroliaDétail de l'action de Petrolia Photo : ICI Radio-Canada

Le conseiller et analyse économique pour PearTree Securities, Éric Lemieux, craint que Petrolia ne se remette pas de cette dégringolade.

Le premier ministre du Québec Philippe Couillard.Le premier ministre du Québec Philippe Couillard. Photo : PC / Jacques Boissinot

Il juge que le faible prix du baril de pétrole explique en partie la situation, mais aussi l'incertitude politique, une chose que les investisseurs n'aiment pas. En novembre dernier, lors du sommet sur le climat à Paris, le premier ministre Couillard a dit être opposé au projet sur Anticosti. Cette déclaration a eu l'effet d'une douche froide pour les investisseurs du secteur des hydrocarbures au Québec, selon le conseiller.

Ça a vraiment coupé les ailes de ceux qui croyaient encore qu'au Québec on était favorables à créer de la valeur.

Éric Lemieux, conseiller et analyse économique pour PearTree Securities

Eric Lemieux croit que politiquement, le projet Bourque en Gapsésie est le plus susceptible de voir le jour parce qu'il semble plus accepté. On ne peut pas en dire autant des projets Anticosti et Haldimand no 4, selon lui.

Dans le cas de Pétrolia, je n'ai pas de gêne de le dire, je trouve qu'ils vendent la peau de l'ours avant de l'avoir abattu.

Éric Lemieux, conseiller et analyse économique pour PearTree Securities

Avenir hydrocarbures

Sébastien Leblanc, financier à la Banque National de RimouskiSébastien Leblanc, financier à la Banque National de Rimouski Photo : ICI Radio-Canada

Le conseiller en placement à la Financière Banque Nationale, Sébastien Leblanc, ne se prononce pas sur l'avenir de Petrolia, mais croit que certaines compagnies disparaîtront, même si le contexte mondial s'améliore.

Les meilleures compagnies vont en sortir gagnantes et celle avec plus difficultés vont s'éliminer du marché

Sébastien Leblanc, conseiller en placement à la Financière Banque Nationale

Aucun représentant de Pétrolia n'était pas disponible pour commenter jeudi, alors que l'entreprise prépare les consultations publiques sur l'île d'Anticosti.

Équipements de forages pétroliers de la comapgnie Junex à GaspéÉquipements de forages pétroliers de la compagnie Junex à Gaspé Photo : ICI Radio-Canada

Junex

Mais l'entreprise n'est pas seule dans cette situation. La valeur du titre de Junex a également beaucoup diminué depuis un an, passant de 1,46 $ à 0,31 $.

Les experts interrogés ne croient pas que l'ajout d'actions sur le marché ait pu influencer à ce point à la baisse la valeur des actions.

D'après les informations de Michel-Félix Tremblay

Est du Québec

Économie