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Le peu de Canadiens de l'Atlantique au sein des grandes entreprises canadiennes dessert la région, selon un expert

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Canada's five major banks dominate the skyline on Bay Street in Toronto. Profits are in the billions, and so are executive bonuses agin this year

Photo : Nathan Denette/Canadian Press

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les provinces de l'Atlantique auraient avantage à en faire plus pour augmenter leur influence sein des conseils d'administration des grandes entreprises canadiennes, selon un professeur en administration de l'Université de Moncton.

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Sébastien Deschênes, professeur en administration à l'Université de Moncton

Photo : Université de Moncton

Sébastien Deschênes a signé l'an dernier, avec trois collègues, une étude qui a démontré que seulement 3,1 % des administrateurs des grandes sociétés canadiennes cotées à la Bourse de Toronto viennent de l'Atlantique alors que la région compte 6,9 % de la population canadienne.

Au N.-B., la situation est pire encore : seulement 10 administrateurs des grandes sociétés canadiennes en sont originaires, soit un maigre 0,6 % des 1771 administrateurs au Canada.

Cette situation n'est pas sans effet sur la prospérité des provinces de l'Atlantique, a déclaré Sébastien Deschênes au micro de l'émission radiophonique Le Réveil du Nouveau-Brunswick, d'Ici Radio-Canada.

« La voix du Canada atlantique et la voix du Nouveau-Brunswick ne se font pas entendre sur les conseils d'administration des grandes sociétés canadiennes! »

— Une citation de  Sébastien Deschênes, professeur en administration, Université de Moncton

Le manque de poids du Canada atlantique au sein des grandes entreprises canadiennes dessert la région sur plus d'un plan, poursuit-il. Des études démontrent, selon lui, que ces entreprises favorisent le milieu où elles ont leur siège social dans leurs choix d'allocation de ressources, de fournisseurs ou de causes à soutenir.

Lors de vagues de compressions comme celle annoncée par PotashCorp au Nouveau-Brunswick récemment, l'emplacement de leur siège social peut aussi influer sur les décisions.

L'effet McKenna

Sébastien Deschênes cite l'exemple de l'ancien premier ministre du N.-Bé., Frank McKenna, pour montrer à quel point la présence d'un Canadien de l'Atlantique au conseil d'administration d'une grande compagnie canadienne peut avoir un impact positif sur la région.

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L'ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick Frank McKenna

Photo : Catherine Allard/Radio-Canada

« [...]on a eu Frank McKenna, l'ancien premier ministre du N.-B. qui siégeait sur le conseil d'administration de la Banque TD à l'époque, qui a sûrement fait valoir les atouts du N.-B. pour les centres d'appel, puis on sait que TD Assurance a créé 275 emplois à Saint-Jean! »

Le Nouveau-Brunswick a certains leviers pour renverser la vapeur, selon M. Deschênes. La Société de gestion des placements de la province, qui administre le régime de retraite des enseignants, des fonctionnaires et des juges, investit pour quelque 12 milliards d'actifs, notamment dans de grandes entreprises canadiennes, et aurait donc assez de poids, selon lui, pour promouvoir des candidats d'ici à des postes d'administrateurs au sein de ces sociétés.

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