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Le mariage gai : de droit à obligation

Un couple gai s’embrasse après avoir échangé es vœux à San Francisco.

Un couple gai s’embrasse après avoir échangé es vœux à San Francisco.

Photo : AFP / Ryan Anson

Radio-Canada

Les partenaires de même sexe ressentent une pression sociale pour sceller leur union par le mariage depuis que le Canada le leur permet, selon une étude de chercheuses de l'Université de la Colombie-Britannique parue récemment dans la Revue canadienne de sociologie.

Les auteures ont interrogé 22 personnes qui ont des conjoints de fait du même sexe afin d'apprendre comment la légalisation du mariage en 2005 a affecté la façon dont ils conçoivent leur union. « C'est surprenant de voir comment le mariage est devenu important dans leur vie », explique une des coauteures, Katherine Lyon, dans un communiqué. « Soudainement, les gens voulaient leur parler de leur relation et de mariage », poursuit-elle.

D'un point de vue légal, le mariage entre conjoints de mêmes sexes est essentiel. Mais socialement, quand vous avez accès à un nouveau rite ou institution comme le mariage, ça peut changer la façon dont les gens pensent à propos d'eux et de leur relation.

Katherine Lyon, coauteure, département de sociologie UBC

Le mariage pour se conformer

Les sociologues ont observé que plusieurs personnes sentaient que leur relation gagnerait de la légitimité par le mariage, surtout dans un contexte où elles font encore face à des préjugés. Cette perception montre le mariage reste le sommet de la hiérarchie des relations dans la société canadienne, même si le nombre de conjoints de fait augmente, est-il écrit dans le communiqué.

Néanmoins, les personnes interrogées ont choisi de ne pas se marier pour différentes raisons, dont l'opposition à l'institution. « Maintenant que le mariage est légal, verrons-nous les politiques LGBT et les idées au sujet des relations changer dans les décennies à venir? », se demande l'auteur. « Avons-nous éliminé les relations hiérarchiques ou avons-nous seulement étendu un idéal dominant à un nouveau groupe de personnes? », se questionne-t-elle.

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Colombie-Britannique et Yukon

Société