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Encore plus victimes du fentanyl en Alberta en 2016, dit la police

Le fentanyl est un puissant analgésique opioïde synthétique qui fait des ravages au pays.

Le fentanyl est un puissant analgésique opioïde synthétique qui fait des ravages au pays.

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada

La police de Calgary croit que le nombre de victimes du fentanyl continuera d'augmenter en Alberta pour atteindre 300 d'ici la fin 2016.

Un texte de Nicolas PelletierTwitterCourriel

Elle souligne que cette drogue devient populaire, car elle coûte moins cher, soit 20 $ le comprimé, et offre d'importantes marges bénéficiaires aux vendeurs.

Sans être en mesure de confirmer les données finales, la police a affirmé que plus de 213 Albertains sont décédés des suites de la consommation de fentanyl en 2015. Elle craint que ce nombre ne cesse de croître en 2016.

Le chef du Service de police de Calgary, Roger Chaffin, a souligné l'inconstance des doses que contient chaque pilule de fentanyl ce qui augmente le risque de surdose.

Une pilule peut faire l'affaire alors que l'autre va vous tuer.

Roger Chaffin, chef, Service de police, Calgary

Une « crise de santé publique »

Le chef adjoint Trevor Daroux a pour sa part expliqué qu'en plus d'être une drogue dangereuse et imprévisible, le fentanyl engendre des problèmes de consommation et des crimes qui représentent un problème complexe. « Nous le répétons aujourd'hui, à nos yeux, la prise de fentanyl est considérée comme une crise de santé publique », a-t-il déclaré.

On ne peut pas traiter cette problématique avec une seule méthode. Il faudra trouver une manière d'unir nos stratégies en matière de prévention et d'intervention. 

Trevor Daroux, chef adjoint du Service de police de Calgary

La police assure qu'une stratégie est en cours de préparation pour empêcher l'expansion de ce fléau. « Il faudra s'attaquer autant à l'offre qu'à la demande », a poursuivi le chef adjoint.

Le plan ne se limite pas à la répression : de pair avec les services de santé de l'Alberta, les policiers envisagent aussi l'éducation dès l'école primaire et secondaire sur les dangers du fentanyl.

Des campagnes de sensibilisation ont eu lieu par le passé, notamment l'an dernier avec la distribution de trousses de naloxone, un produit médical permettant de diminuer l'effet du fentanyl et ayant fait ses preuves en cas de surdose.

Enfin, la police réclame aussi davantage de moyens et des centres spécialisés pour faciliter le traitement des toxicomanes.

Plus de ressources, dit Goodale

Le ministre fédéral de la Sécurité publique, Ralph Goodale, estime que la Gendarmerie royale du Canada a besoin de plus de ressources pour combattre le trafic de fentanyl.

Selon Ralph Goodale, le transfert de 600 agents de la GRC des enquêtes criminelles à la sécurité nationale après l'attaque terroriste contre le Parlement fédéral en octobre 2014 a hypothéqué la lutte contre cette drogue dévastatrice. « C'était un exemple de cas où nous avons déshabillé Pierre pour habiller Paul. »

Le ministre compte s'assurer que la GRC obtient le financement nécessaire pour corriger la situation. « Je travaillerai avec les forces policières, le Conseil du trésor et le ministère des Finances pour m'assurer que la GRC est adéquatement financée pour toutes les activités qu'elle doit effectuer », a-t-il déclaré.

La problématique de la consommation de fentanyl affecte des communautés d'un bout à l'autre du Canada. Plusieurs villes et provinces se sont penchées sur des solutions, notamment à Terre-Neuve-et-Labrador, à Ottawa et au Manitoba. Un député fédéral a également mis sur pied un groupe de travail communautaire dans le nord de l'Ontario.

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