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Popularité des armes à feu : un phénomène de marketing?

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Pistolets à l'Armurerie Léger de Québec

Pistolets à l'Armurerie Léger de Québec

Photo : ICI Radio-Canada / Maxime Corneau

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Si le nombre de détenteurs d'armes à autorisation restreinte a bondi de 75 % depuis 2010 au Canada, ce n'est pas le fruit du hasard selon un spécialiste. Cette augmentation s'expliquerait par un marketing efficace de la part de l'industrie et la puissance des lobbys.

C'est ce que soutient Francis Langlois, un historien spécialisé dans le domaine des armes à feu. Le chercheur rappelle qu'historiquement, les armes à feu ont longtemps été possédées pour la chasse et pour des questions de survie.

L'historien Francis LangloisAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'historien Françis Langlois

Photo : ICI Radio-Canada

Or, depuis plusieurs années, l'industrie change son approche et « met en marché des armes de type militaire qu'on achète pour le plaisir et pour la puissance de feu ». Il estime qu'il s'agit d'une profonde « transformation du marketing des armes à feu ».

Selon Francis Langlois, l'Association canadienne des armes à feu (NFA), forte de ses 70 000 membres, est devenue un lobby puissant. En plus de campagnes publicitaires auprès de la population, l'association a su influencer les décisions du gouvernement.

« Ils sont très efficaces en termes de résultats politiques. Ils ont été capables d'obtenir plusieurs amendements et plusieurs modifications aux lois sur les armes à feu sous le gouvernement conservateur », explique-t-il.

L'instabilité politique et la médiatisation de certains phénomènes sociaux seraient aussi à prendre en compte, selon le chercheur.« Beaucoup de gens mettent l'accent sur l'idée que ça sert à se protéger et ça, ça explique une grande partie de l'augmentation des ventes partout en Amérique du Nord. »

Francis Langlois croit toutefois que les armes n'ont pas de réel impact sur la sécurité des citoyens. Il rappelle que si elles sont entreposées et verrouillées comme le prévoit la loi, « on ne peut pas les utiliser pour la protection ».

Au Canada, près de 470 000 personnes détiennent un permis de possession d'arme à autorisation restreinte, soit 76 % de plus qu'en 2010.

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