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Un témoin de la mort de Sammy Yatim est content d'avoir partagé sa vidéo

Martin Baron a tourné l'une des vidéos de la fusillade qui ont été diffusées sur YouTube.

Martin Baron a tourné l'une des vidéos de la fusillade qui ont été diffusées sur YouTube.

Photo : CBC

Radio-Canada

L'auteur d'une vidéo de la fusillade vue des centaines de milliers de fois, Martin Baron, se dit heureux d'avoir pu contribuer à faire condamner le policier qui a ouvert le feu sur Sammy Yatim. 

Le 26 juillet 2013, Martin Baron marchait vers chez lui avec son fils adolescent lorsqu'il a vu plusieurs policiers près d'un tramway. Il commence alors à filmer la scène. Sous ses yeux, l'agent James Forcillo, tire neuf balles en direction de Sammy Yatim. Huit atteignent la victime dans un tramway vide de Toronto. 

J'ai vu le fils de quelqu'un se faire tuer.

Martin Baron, témoin

Lundi, l'agent de 32 ans de la police de Toronto, James Forcillo, a été acquitté du meurtre non prémédité du jeune Sammy Yatim, en 2013, mais reconnu coupable de tentative de meurtre.

Ce verdict a suscité de nombreuses réactions mitigées. Martin Baron croit que la décision du jury de condamner le policier était la bonne, mais ne croit pas que « tentative de meurtre » était le chef d'accusation approprié. 

Sa vidéo rapidement devenue virale a été vue plus de 680 000 fois sur YouTube. 

Un « procès YouTube » ? 

Après que le verdict est tombé, les deux parties ont commenté le rôle de la vidéo dans le procès. 

L'avocat du policier, Peter Brauti, a dit aux journalistes de son client avait été désavantagé, parce que son procès avait commencé d'abord sur YouTube. Il croit que la vidéo a été partagée bien avant que James Forcillo puisse offrir sa version des faits.

L'auteur de la vidéo, Martin Baron, qui a témoigné lors du procès, n'est pas de cet avis. « C'est un peu bizarre d'affirmer que le procès était ainsi injuste quand les gens ont pu voir ce que tu as fait. »

L'avocat de la famille Yatim, Julian Falconer, a lui aussi critiqué l'idée que la vidéo de Baron ait causé un préjudice, disant plutôt qu'elle avait permis à chacun de voir ce qui s'était passé et d'évaluer la menace que posait Sammy Yatim. « Le rôle de cette preuve a été absolument crucial », a-t-il déclaré lors d'une interview sur CBC News.

Diffuser ou pas la vidéo

L'architecte et père de famille Martin Baron affirme que 24 heures après qu'il a mis sa vidéo en ligne, les enquêteurs de l'Unité des enquêtes spéciales (UES) de l'Ontario, chargée d'enquêter chaque fois que des civils sont blessés ou tués durant des interventions policières, l'avaient interrogé.

Les enquêteurs lui avaient dit que sa vidéo était importante, car elle permettait aussi d'entendre le son de l'incident.

Martin Baron a d'abord hésité avant de mettre en ligne sa vidéo, ne voulant pas être perçu comme un activiste, puis s'était ravisé, sentant une responsabilité de le faire. Il se dit maintenant satisfait et qu'au final « c'était la bonne chose à faire ». 

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Ontario

Justice et faits divers