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Prévention pour les enfants à risque de maladies psychiatriques

Maladie mentale chez les enfants

Photo : iStock.com/Damkier Media Group

Radio-Canada

L'Institut universitaire en santé mentale de Québec met sur pied un programme de dépistage et d'intervention auprès de jeunes à haut risque de développer des maladies comme la schizophrénie, la maladie bipolaire ou la dépression majeure récidivante.

Le projet-pilote intitulé HoPE (Horizon parent enfant) vise à rejoindre les jeunes de la région de la Capitale-Nationale âgés de 5 à 17 ans nés d'un parent atteint d'un syndrome psychiatrique majeur.

Les jeunes qui seront suivis par une équipe HoPE, comprenant entre autres une infirmière bachelière en santé mentale et un pédopsychiatre, subiront un test biologique de dépistage par la rétine, l'électrorétinographie, pour déterminer les facteurs de risque de développer une maladie ou un trouble mental.

Le programme permettra ensuite de coordonner les services nécessaires et d'offrir un soutien pour aider à réduire les effets de la maladie ou en prévenir l'apparition, explique le médecin psychiatre Michel Maziade. 

« Du côté de la maladie psychiatrique, on sait que les enfants portent des symptômes sous cliniques, des difficultés cognitives, neuropsychologiques, des troubles d'apprentissage, des problèmes de comportement et si on intervient tôt, on règle les problèmes que les enfants ont maintenant et on est en train de prévenir pour le futur. »

L'humoriste P-A Méthot salut le projet Hope.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'humoriste P-A Méthot salut le projet Hope.

Photo : ICI Radio-Canada

L'humoriste P-A Méthot, atteint de bipolarité, estime que le test de dépistage mis au point par l'Institut permettra de rassurer les parents. « De savoir qu'on va peut-être être assez équipés et outillés pour le détecter de bonne heure, c'est une excellente nouvelle, parce que ça va enlever énormément de stress aux parents. »

Les jeunes seront référés par un médecin de famille ou un autre professionnel de la santé au Guichet d'accès en santé mentale jeunesse (GASMJ) du CIUSSS de la Capitale-Nationale en lien avec le programme.

L'Institut reçoit une aide de 1 million de dollars de la part de Bell pour lancer le projet.

La première phase du projet démarrera à l'automne.

Selon le CIUSSS, la Capitale-Nationale compte actuellement 12 000 enfants nés d'un parent atteint d'une maladie psychiatrique majeure. Ces enfants présentent un risque de 15 à 20 fois supérieur aux jeunes sans histoire familiale de développer à l'âge adulte une maladie du même spectre que leur parent. Aussi, 50 % des pathologies mentales apparaissent avant l'âge de 14 ans.

Source CIUSSS

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