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Montréal crée un bureau pour intégrer les nouveaux arrivants

Accompagné de membres du comité exécutif de la Ville de Montréal, le maire Denis Coderre a dressé un bilan positif de l'accueil des réfugiés syriens.
Accompagné de membres du comité exécutif de la Ville de Montréal, le maire Denis Coderre a dressé un bilan positif de l'accueil des réfugiés syriens.
Radio-Canada

La Ville de Montréal créera un bureau d'intégration pour les nouveaux arrivants, notamment les réfugiés syriens accueillis par la métropole. Le maire Denis Coderre en a fait l'annonce lundi, lors d'une conférence de presse visant à dresser un premier bilan de l'accueil et de l'intégration de ces réfugiés à Montréal.

Ce bureau, qui prendra le relais du coordonnateur temporaire de l'accueil des réfugiés syriens à Montréal - un poste qui avait été contesté -, sera composé d'une dizaine d'employés.

Il réunira sous une même bannière les activités sociales et économiques de la Ville qui touchent les nouveaux arrivants.

Son mandat sera notamment de superviser leur établissement dans les différents arrondissements de la ville.

Il coordonnera également les activités reliées à des projets spéciaux, comme l'accueil des réfugiés syriens, jouera un rôle en matière d'intégration sociale et économique et collaborera avec les organisations du gouvernement du Québec qui s'occupent d'immigration.

Il n'y aura « pas de dédoublement » avec les organismes communautaires qui oeuvrent à faciliter l'intégration des nouveaux arrivants, a assuré le maire Coderre. « On travaille avec eux », a-t-il affirmé.

Montréal reçoit 70 % des nouveaux arrivants qui posent leurs valises au Québec.

Moins de réfugiés que prévu

Denis Coderre a souligné que le flux de réfugiés s'était avéré moins important que ce qui était prévu.

« Les cibles d'accueil ont changé à quelques reprises », a-t-il rappelé.

Initialement, le Canada promettait d'accueillir au total 25 000 réfugiés syriens d'ici la fin de 2015, une cible reportée à février 2016.

Dans les faits, les arrivées massives de réfugiés que tout le monde anticipait en 2015 et au début de 2016 ne se sont pas produites.

Denis Coderre, maire de Montréal

Denis Coderre a tout de même affirmé que le processus allait bon train, soulignant que le fédéral avait en outre terminé l'étude de 5000 autres dossiers et que 15 000 autres étaient en traitement. Québec a en outre émis « plusieurs centaines de certificats de sélection » la semaine dernière, a-t-il ajouté.

D'ailleurs, 2947 réfugiés syriens atterriront à Montréal d'ici le 5 février, a-t-il indiqué.

Jusqu'ici, la métropole québécoise a accueilli 1427 réfugiés syriens, soit 56 % des 2556 réfugiés accueillis par la province depuis le 4 novembre 2015, date d'entrée en vigueur du programme d'accueil fédéral, a-t-il par ailleurs précisé. 

Seuls 19 de ceux accueillis par Montréal sont parrainés par l'État, le bilan pour l'ensemble des villes québécoises n'atteignant même pas la centaine. 

Le premier contingent de réfugiés syriens parrainés par l'État avait atterri à l'aéroport Montréal-Trudeau le 12 décembre.

Montréal dresse un bilan positif

Des bénévoles préparent de la soupe qui sera donnée aux réfugiés syriens de Calgary. Photo : ICI Radio-Canada

Mettant de l'avant les « mesures très concrètes » prises par son administration, le maire Coderre a tracé un bilan positif du processus d'accueil et d'intégration des réfugiés.

Il a notamment évoqué la mise en service de la ligne Info-aide réfugiés, la création d'un comité de coordination ainsi que celle de quatre comités opérationnels sous la direction du comité exécutif, devant, entre autres, veiller à l'intégration, au logement et à l'éducation des réfugiés, et l'embauche d'un coordonnateur temporaire.

La décision du maire Coderre de confier cette dernière responsabilité à Michel Dorais, un ancien sous-ministre fédéral à l'Immigration qui avait travaillé avec lui quand il était à la tête du ministère, à un taux de 1800 $ par jour de surcroît, avait provoqué des grincements de dents dans l'opposition et au sein de la fonction publique.

Le Syndicat des professionnelles et professionnels municipaux de Montréal (SPPMM) avait déposé deux griefs pour dénoncer la situation, arguant que la Ville possédait l'expertise nécessaire pour gérer elle-même ce dossier.

Société