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Après le projet de loi 6, « le gouvernement a eu sa leçon »

Oneil Carlier, ministre de l'agriculture de l'Alberta

Oneil Carlier, ministre de l'agriculture de l'Alberta

Photo : CBC / ICI Radio-Canada

Radio-Canada

Cette fois, c'est au ministre de l'Agriculture d'admettre les erreurs de communication de son gouvernement concernant le projet de loi 6 sur la protection des fermiers et des travailleurs agricoles. Pendant que certains agriculteurs semblent prêts à tourner la page, d'autres fourbissent leurs armes.

Le ministre Oneil Carlier s'est exprimé au congrès annuel de la Fédération albertaine des agriculteurs, à Red Deer.

Je pense qu'on a eu notre leçon: communiquer plus tôt, plus souvent, plus rapidement, et plus solidement, peu importe ce que ça peut vouloir dire.

Oneil Carlier, ministre de l'Agriculture de l'Alberta

Le projet de loi avait soulevé les passions, cet automne, alors que des fermiers et des éleveurs craignaient que la loi ne remette en question leur style de vie et ne mette en danger leur gagne-pain. Le projet original prévoyait l'obligation pour tous les travailleurs de ferme, même les non-salariés incluant la famille et les amis d'un fermier, d'obtenir une protection de la Commission d'indemnisation des accidents du travail.

Depuis, le tout a été corrigé et la loi, telle qu'adoptée, semble satisfaire les agriculteurs. Les règlements spécifiques seront établis après des consultations auxquelles sont conviés les fermiers de la province.

« Le gouvernement semble s'engager à prendre le temps nécessaire pour écouter les opinions de la communauté, dit le président de la Fédération albertaine des agriculteurs, Lynn Jacobson. Nos membres doivent maintenant mettre leurs peurs de côté et voir les faits en face. Les choses changent et nous devons les accepter. »

Il ajoute que la Fédération réclame depuis longtemps une certaine protection pour les travailleurs agricoles et que le gouvernement actuel permettra d'y arriver.

Le projet de loi 6 a mal été présenté, les agriculteurs ont mal réagi et certains partis politiques ont aussi tenté de profiter de la situation

Lynn Jacobson, président de la Fédération albertaine des agriculteurs.

« Nous avons tourné la page », dit le ministre de l'Agriculture, en référence aux manifestations de l'automne. « Nous pouvons maintenant regarder vers l'avenir et nous assurer de la mise en oeuvre d'une bonne politique pour l'Alberta. »

Pétition

Shelley Dolter, agricultrice et militante contre le projet de loi 6, en Alberta.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Shelley Dolter, agricultrice et militante contre le projet de loi 6, en Alberta.

Photo : ICI Radio-Canada

Des agriculteurs continuent à s'opposer farouchement à la politique du gouvernement. Un regroupement a notamment été créé sous le nom Albertans First.

Shelley Dolter, propriétaire d'une ferme familiale et militante contre le projet de loi 6, était présente vendredi au congrès national sur les taureaux à Camrose pour faire circuler une pétition. Selon elle, le gouvernement de Rachel Notley est incapable de donner des informations claires sur le contenu de la loi.

Les agriculteurs se sont présentés aux rencontres et aux consultations, mais nous n'avons jamais été écoutés. Nous avons donc décidé de nous regrouper pour nous faire entendre, car c'est primordial. Les législateurs ne travaillent pas à la ferme. Nous, oui.

Shelley Dolter, agricultrice

L'objectif ultime de la pétition est de suspendre la mise en place de la loi afin de poursuivre le processus de consultation. Pour ce faire, Albertans First compte présenter la pétition à la lieutenante-gouverneure de la province.

George Clark, porte-parole du projet, estime que la pétition a dépassé le cap des 100 000 signatures. Elle sera déposée le 8 mars.

Un texte de Sylvain Bascaron et Nicolas Pelletier avec les informations d'Émilie Riva

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