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4 morts dans une fusillade dans une école de la Saskatchewan

Une fusillade survenue au Pavillon Dene de l'École secondaire de La Loche, dans le nord de la Saskatchewan, a fait cinq morts et deux blessés graves.

Photo : La Presse canadienne / Presse Canadienne

Radio-Canada

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a confirmé qu'une fusillade vendredi dans une école à La Loche, dans le nord de la Saskatchewan, a fait au moins quatre morts et plusieurs blessés. La police n'a pas encore dévoilé l'identité des personnes tuées ou blessées ni la gravité des blessures.

Un texte d’Omayra Issa TwitterCourriel

La fusillade a eu lieu dans le pavillon secondaire Dene de l'école communautaire de La Loche, qui compte 360 élèves, selon la division scolaire Northern Light. L'école compte 900 élèves de la maternelle à la 12e année.

CBC a confirmé samedi l'identité de l'une des victimes de la fusillade. Il s'agit de Marie Janvier, 21 ans, qui travaillait à l'école. La confirmation est venue de sa tante.

La GRC mène des enquêtes dans l'établissement et dans le secteur du 300, Dene Crescent, à La Loche. En point de presse, vendredi en fin de journée, la surintendante principale de la GRC Maureen Levy a assuré qu'il n'y avait plus aucun risque pour la sécurité de la population à l'heure actuelle.

La police a reçu un premier appel signalant la présence du tireur vers 13 h, heure locale (14 h HNE). La GRC a appréhendé un suspect à 13 h 47, à l'extérieur des murs de l'école, et a saisi une arme à feu.

Le service de transport aérien d'urgence STARS avait déployé un hélicoptère-ambulance à partir de sa base de Saskatoon à 13 h 35.

Une communauté secouée par la tragédie

Un élève en 10e année, Noel Desjarlais, était dans l'établissement. « J'ai couru à l'extérieur de l'école. Il y avait beaucoup de cris. Il y avait eu six ou sept coups de feu au moment où je suis sorti », a-t-il témoigné peu de temps après l'événement.

Noel Desjarlais dit qu'il a sonné l'alarme pendant la fusillade. « Je courais et j'ai dit aux gens de sortir. » Le jeune homme est sain et sauf.

Trudeau « attristé et bouleversé »

Plus tôt, lors d'un point de presse à Davos, en Suisse, le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a affirmé que la GRC lui avait précisé que la « situation [était] désamorcée et le suspect [était] en détention ».

Justin Trudeau s'est dit « profondément attristé et bouleversé » par la tragédie. « C'est le pire cauchemar qu'un parent puisse vivre », a-t-il ajouté.

En cette journée bien triste, le pays tout entier partage la douleur de la population de La Loche et de la Saskatchewan.

Justin Trudeau, premier ministre du Canada

À son tour, le gouverneur général David Johnston affirme être « profondément attristé par les évènements tragiques qui ont eu lieu » et que sa femme et lui sont « de tout cœur avec les proches des victimes dans cette période extrêmement difficile. »

Bougies allumées près de l'école où s'est produite la fusillade, à La Loche, le 22 janvier

Bougies allumées près de l'école où s'est produite la fusillade, à La Loche, le 22 janvier

Photo : ICI Radio-Canada/Sylvain Bascaron

Les nations autochtones offrent leur soutien

La petite communauté de La Loche, située à 606 kilomètres au nord-ouest de Prince Albert, compte environ 3000 habitants, la plupart sont membres de la Première Nation Dene Clearwater River.

Le chef de la Fédération des nations indiennes de la Saskatchewan, Bobby Cameron, a souligné la solidarité entre les nations membres. « Nous donnons notre appui à la communauté et nous travaillerons avec la direction de la Nation Dene Clearwater River pour l'aider », a-t-il affirmé par voie de communiqué.

Il a ajouté que les nations qu'il représente étaient « sous le choc. Nos pensées et nos prières sont avec les familles, les enfants, les élèves et toute la communauté de La Loche ».

Des élus sous le choc

Le premier ministre de la Saskatchewan, Brad Wall, n'a pas caché son état de choc ni sa tristesse.

Les mots ne peuvent pas exprimer mon choc et ma tristesse face aux horribles événements qui se sont déroulés à La Loche aujourd'hui. Mes pensées et mes prières sont avec les victimes, leurs familles et les membres de leur communauté.

Brad Wall, premier ministre de la Saskatchewan

La députée néo-démocrate de la circonscription de Desnethé-Missinippi-Rivière Churchill, Georgina Jolibois, a publié un communiqué quelques heures après la fusillade.

Comme ancienne mairesse de La Loche, j'ai été choquée et attristée par la nouvelle de la fusillade survenue dans l'édifice Dene de l'école de La Loche, dans ma circonscription. C'est un événement qui m'interpelle personnellement, puisque des membres de ma famille fréquentent cette école.

Georgina Jolibois, députée néo-démocrate

Elle ajoute que ses pensées et ses prières vont à « l'ensemble des élèves, du personnel et des familles alors que notre communauté tâche de se remettre de ce traumatisme ».

Le chef du NPD, Thomas Mulcair, a souligné le travail de Georgina Jolibois et a exprimé son bouleversement devant cette tragédie. « Il n'existe pas de mots pour décrire notre désarroi devant des événements aussi choquants, mais peu importe où nous sommes ce soir, nous ressentons tous une douleur profonde devant cette tragédie et nous sympathisons de tout cœur avec les personnes touchées par ce drame », a-t-il écrit dans un communiqué.

L'ambassadeur américain au Canada, Bruce A. Heyman a tenu à offrir ses condoléances aux familles des victimes, au nom du gouvernement et des citoyens des États-Unis.
« Nous avons malheureusement vécu de telles tragédies beaucoup trop souvent aux États-Unis et nous comprenons très bien la douleur et la tristesse qui émane de tels évènements horribles », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Des images à l'extérieur de l'école, obtenues par CBC:

Saskatchewan

Justice et faits divers