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Hollande et Valls plaident pour que le Royaume-Uni reste dans l'UE

Le président français, François Hollande, a plaidé pour le maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne lors d’un discours prononcé devant les ambassadeurs en poste à Paris au palais de l’Élysée.

Le président français, François Hollande, a plaidé pour le maintien du Royaume-Uni au sein de l'Union européenne lors d’un discours prononcé devant les ambassadeurs en poste à Paris au palais de l’Élysée.

Photo : POOL New / Reuters

Reuters
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La France aimerait prévenir le risque d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE) dès le mois prochain, ont déclaré jeudi le président François Hollande et le premier ministre Manuel Valls, en affirmant qu'il ne s'agissait pas d'accepter n'importe quelles conditions et que l'intégration de la zone euro devait se poursuivre.

Parmi les demandes du premier ministre britannique, David Cameron, « aucune n'est insurmontable, mais les principes doivent être respectés », a dit le président français lors de ses voeux au corps diplomatique, citant « notamment la libre circulation ». « Le mieux serait de trouver un accord dès le Conseil européen des 18 et 19 février », a-t-il ajouté.

« Il faut trouver un compromis », avait déclaré quelques minutes auparavant Manuel Valls dans une intervention au Forum de Davos. « J'espère que le rendez-vous du mois de février permettra d'avancer, en tout cas sera une étape tout à fait décisive. »

Le référendum sur le maintien dans l'UE doit se tenir au Royaume-Uni avant fin 2017. David Cameron, qui espère organiser la consultation dès cette année, veut faire campagne pour le oui si ses demandes sont acceptées par les Européens.

Selon Manuel Valls, « il y a des demandes britanniques qui sont parfaitement entendables [sic] sur la simplification, une Europe qui fonctionne mieux, qui soit plus efficace ». Il n'a pas cité la plus problématique d'entre elles, celle qui revient à priver des travailleurs européens de certains avantages sociaux, qui heurte a priori le principe de la libre circulation.

« Nous devons tout faire pour que le Royaume-Uni et le peuple britannique, puisque c'est lui qui choisira, restent dans l'Union européenne. Évidemment pas à n'importe quelles conditions, ça n'aurait pas de sens », a ajouté M. Valls.

Une source diplomatique française a précisé que la remarque du chef de l'État sur la libre circulation ne signifiait pas un veto de la France à la demande britannique concernant les prestations sociales : « Elle fait partie des choses à discuter. »

Face à la menace terroriste, à la crise des réfugiés, au conflit en Ukraine, aux tentations séparatistes et à la montée du populisme, « il n'y aurait rien de pire que de voir des pays ou un pays partir », a poursuivi Manuel Valls.

Voir partir le Royaume-Uni de l'Union européenne serait un drame.

Une citation de :Manuel Valls, premier ministre de la France

François Hollande et Manuel Valls ont parallèlement insisté jeudi sur l'exigence de la poursuite de l'intégration de la zone euro. « Il faut aller beaucoup plus loin et nos amis britanniques doivent l'entendre », a dit Manuel Valls, citant le soutien à l'économie, le renforcement de la stabilité de l'euro et la convergence fiscale.

« Que le Royaume-Uni veuille prendre une voie différente, dans l'Union européenne, je peux l'admettre », a pour sa part déclaré François Hollande, « mais ça ne doit pas empêcher les pays qui ont décidé d'aller plus dans l'intégration, notamment monétaire, de pouvoir le faire ».

Le sujet sera au menu du prochain sommet franco-britannique prévu le 3 mars à Amiens, dans la Somme.

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