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Deux rêves olympiques qui se sont arrêtés abruptement en 1980

L'haltérophile Terry Hadlow

L'haltérophile Terry Hadlow

Photo : ICI Manitoba

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Pour plusieurs athlètes, aller aux Jeux olympiques représente le rêve d'une vie. Mais en 1980, à la suite de l'invasion de l'Union soviétique en Afghanistan,  la tension politique internationale monte d'un cran. À ce moment, le Canada fait comme plusieurs autres nations et procède au boycottage les Jeux de Moscou. Pour Monica Goermann et Terry Hadlow, deux athlètes de Winnipeg, c'était la fin d'un rêve.

Un texte de Denis-Michel ThibeaultTwitterCourriel

« C'était un choc. Ça ne pouvait pas être vrai. »

— Une citation de  Monica Goermann, gymnaste

« Nous savions que ça arrivait, mais nous espérions quand même ne pas être les sacrifiés pour les indiscrétions du gouvernement russe », se remémore l'haltérophile Terry Hadlow.

Cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Moscou en 1980Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Moscou en 1980

Photo : Archive Radio-Canada

En 1980, Terry Hadlow avait 23 ans et était au sommet de son art. Il avait été médaillé aux Jeux du Commonwealth et aux Jeux panaméricains de  978. Même s'il ne faisait pas partie des favoris, il était permis pour lui de rêver, mais l'annonce du boycottage l'a rapidement ramené sur terre. « C'était désolant. Nous avions de la difficulté à y croire. C'était une vie de préparation qui s'écroulait », explique celui qui aurait espéré se faufiler devant les favoris.

Envahi par les émotions, l'haltérophile avait décidé de prendre une pause de l'entraînement pour quelques semaines.

Deux parcours : même réalité

Les parcours de Monica et de Terry sont bien différents, mais ont connu le même sort tragique en 1980.

La gymnaste Monica GoermannAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La gymnaste Monica Goermann

Photo : ICI Manitoba

À cette époque, Monica Goermann avait 16 ans. Depuis qu'elle avait 10 ans qu'elle pratiquait la gymnastique. Elle avait regardé les exploits de Nadia Comaneci en 1976 aux Jeux de Montréal à la télévision et rêvait de se produire sur cette scène un jour. « Dans les quatre ans qui ont conduit à 1980, je pensais juste à ça. J'étais intense dans mon entraînement, j'étais concentré sur ce but. C'était ce que je voulais faire. Je voulais aller aux Olympiques. C'était toute ma vie », explique-t-elle. Lorsque la nouvelle est tombée, c'était « son monde qui s'effondrait ». Elle se souvient qu'à ce moment « les émotions se mélangeaient ».

« J'avais le cœur brisé, dévastée, triste, frustrée, fâchée. J'ai passé par toute la gamme des émotions. »

— Une citation de  Monica Goermann, gymnaste

Si la tristesse et l'émotion l'ont envahi à ce moment, la gymnaste a décidé de rebondir. « Soit tu abandonnes et tu touches le fond du baril ou tu te ressaisis et tu utilises cette épreuve pour atteindre ton prochain objectif », avoue Monica qui a tenté de retrouver un sens à sa vie dans le tourbillon des émotions.

Aujourd'hui, les deux athlètes ont passé l'éponge. Ils sont devenus entraîneurs et continuent de partager ces passions qui les avaient amenés dans les plus hautes sphères de leur sport. Ils disent comprendre ce qui avait poussé le gouvernement à agir de la sorte, mais croit quand même que « le sport ne devrait pas être mélangé à la politique », estime Monica Goermann. « Je crois dans la beauté et la pureté du sport. Le sport est pour se défier soit même à être meilleur, plus rapide et plus fort », ajoute la membre du Temple de la renommée du sport du Manitoba.

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