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Des immigrants pourraient perdre leur place en garderie au profit de réfugiés

Des réfugiés syriens destinés au Canada

Photo : Reuters

Radio-Canada

L'organisme d'accueil Open Door Society de Regina a averti des parents immigrants déjà bénéficiaires de son service de garde qu'ils pourraient perdre leur place afin d'en donner une aux parents réfugiés.

La ville de Regina a accueilli 226 réfugiés syriens depuis le 4 novembre, ce qui pousse la société Open Door à la limite de ses capacités. Son service de garde compte 67 places.

La gestionnaire du service, Donalee Wennberg, a envoyé une lettre à tous les parents qui ont un enfant au service de garde. Dans cette lettre, le service explique que les parents seront avertis le plus rapidement possible s'ils perdent leur place et que la politique du centre est de donner un mois de préavis.

La société Open Door réservera des places pour les réfugiés dans chaque groupe d'âge et suivra quatre critères pour déterminer quelles places seront retirées :

  • L'engagement des parents au sein du centre, par exemple en terme de bénévolat
  • L'ancienneté de l'enfant au sein du service de garde
  • L'historique des paiements des parents
  • La relation générale de la famille avec le centre

Correctif : Un texte précédent affirmait que ces quatre critères serviraient à décider à qui reviendraient les places restantes, mais il s'agit bel et bien de critères pour déterminer quelles places seront retirées.

Un parent dénonce

Un parent qui a reçu une des lettres a contacté Radio-Canada par courriel pour réagir. Il a toutefois voulu garder l'anonymat parce qu'il craint des représailles pour son enfant.

Il dit « qu'il trouve inadmissible que l'organisation Open Door tolère consciemment mettre une famille immigrante implantée, qui ne touche aucune aide financière et matérielle, en difficulté pour privilégier une famille immigrante et réfugiée qui reçoit de nombreuses aides financières et matérielles. »

Il poursuit en disant qu'il ne s'oppose pas à ce que la société augmente le nombre total d'enfants qu'elle accueille, même si les conditions en seront affectées. « Il y a une limite éthique et humaine ! » exclame-il.

Il suggère que l'organisme se tourne vers les gouvernements pour demander des budgets supplémentaires, et termine en disant qu'il est très inquiet. « En tant qu'immigrants, nous n'avons pas de famille pour nous aider à accueillir notre enfant, et nous avons deux maigres salaires pour subvenir à nos besoins, sans quoi nous devrons sûrement vendre la maison et perdre un emploi, car la disponibilité des places en garderie est faible (attente de plusieurs mois, voir années) et le coût [d'une garderie privée] est plus élevé. »

La société Open Door n'a pas voulu répondre aux questions d'un journaliste mardi. La gestionnaire du service de garde Donalee Wennberg a toutefois confirmé l'envoi de la lettre, mentionnant que ce n'était qu'une piste de solution envisagée et que les décisions ne sont pas nécessairement finales.

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