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PotashCorp : une fermeture qui sera durement ressentie

La ville de Sussex subira les contrecoups de la fermeture de la mine de Picadilly.

La ville de Sussex subira les contrecoups de la fermeture de la mine de Picadilly.

Photo : Ici Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les conséquences économiques de la fermeture de la mine de potasse Picadilly, dans le sud du Nouveau-Brunswick, risquent d'être très lourdes.

La région de Sussex, où se trouve la mine, sera la première à écoper. Quelque 430 emplois bien rémunérés seront perdus, dans une communauté qui ne compte que 4300 résidents.

Les travailleurs licenciés touchaient des salaires variant de 80 000 à 120 000 $.

Le vice-président pour le N.-B. et l'Î.-P.-É. de l'association Manufacturiers et exportateurs du Canada, Joel Richardson, estime à un millier le nombre de pertes d'emplois réel, lorsqu'on tient compte des fournisseurs de la mine.

« Des entreprises du secteur de la restauration, de l'hébergement, des entreprises de travail des métaux ou des entreprises qui fournissaient des services à la mine [...], elles seront toutes touchées. »

L'entreprise d'Oren MacLean, Ormac, qui dessine, installe et répare de l'équipement hydraulique, risque de perdre 20 % de son chiffres d'affaires.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'entreprise d'Oren MacLean, Ormac, qui dessine, installe et répare de l'équipement hydraulique, risque de perdre 20 % de son chiffres d'affaires.

Photo : Ici Radio-Canada

Oren MacLean dirige l'une de ces entreprises, Ormac, qui dessine, installe et répare de l'équipement hydraulique. Il affirme la mine de Picadilly représente 20 % de son chiffre d'affaires. Pour éviter de perdre trop de plumes, dit-il, son entreprise devra trouver d'autres clients. « Nous devrons effectuer une gestion plus serrée et trouver des contrats dans des secteurs qui sont en croissance. »

Joel Richardson met en garde le gouvernement de Brian Gallant contre la tentation d'augmenter l'impôt des sociétés, pour compenser cette perte. « Nous suggérons à la province de réfléchir sérieusement à certaines des options qu'elle envisage d'adopter, dans le budget provincial », dit-il.

Le gouvernement provincial perd 18 millions de dollars par année, en redevances, sans compter les impôts payés par Potash Corp et par ses employés, au moment où il tente par tous les moyens d'équilibrer son budget. L'impact sera énorme, estime Richard Saillant, directeur de l'Institut Donald J. Savoie de l'Université de Moncton.

« Je peux vous parler d'un impact fiscal d'environ 40 à 50 millions de dollars. Les redevances étaient autour de 15 à 20 millions de dollars par année. Ça, c'est perdu. Ensuite on se retrouve avec une masse salariale sans doute autour de 40 à 50 millions de dollars. Donc, les impôts là-dessus, peut-être un tiers, disons, avec la TPS et tout ça. Ensuite, l'effet multiplicateur. On parle que peut-être ces 400 pertes d'emplois pourraient mener à une perte de 1000 emplois. Si vous multipliez tout ça, les pertes économiques sans doute au total excèdent 100 millions de dollars. Les pertes fiscales pour la province du Nouveau-Brunswick sont autour de 50 millions de dollars », explique Richard Saillant.

Un impact à Saint-Jean

La fermeture de la mine aura aussi un impact sur le terminal de Courtenay Bay, à Saint-Jean.

Le président-directeur général du port de Saint-Jean, Jim Quinn, s'attend à ce que le volume de potasse qui transite par ce terminal passe de 1,2 million de tonnes l'an dernier à 750 000 tonnes cette année.

Le PDG du port de Saint-Jean, Jim QuinnAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le PDG du port de Saint-Jean, Jim Quinn

Il s'empresse d'ajouter que cette diminution ne représente que 2 % de toutes les marchandises qui transitent par le port. Il a bon espoir que la croissance dans d'autres secteurs permettra de compenser cette baisse.

Mardi, le président de PCS Potash, Mark Fracchia, affirmait que de la potasse en provenance de la Saskatchewan continuerait d'être exportée à partir du port de Saint-Jean. Il évoquait même une augmentation possible des volumes, sans toutefois donner de précisions.

Mais il a reconnu que l'agrandissement du terminal maritime annoncé en avril dernier par PotashCorp - un agrandissement qui aurait permis de doubler la capacité d'exportation - sera vraisemblablement remis.

Avec les informations de CBC

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