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Une vidéo financée publiquement fait la promotion des OGM 

Le documentaire «License to Farm» vise à mettre fin aux préjugés concernant les aliments génétiquement modifiés

Le documentaire «License to Farm» vise à mettre fin aux préjugés concernant les aliments génétiquement modifiés

Photo : License to Farm

Radio-Canada

Les gouvernements canadien et saskatchewanais ont financé une vidéo dont le but est de dénoncer les mythes entourant les organismes génétiquement modifiés (OGM).

Pour le créateur de la vidéo, le groupe SaskCanola, elle est un outil pour contrer la mauvaise information qui circule au sujet des OGM. Toutefois, des critiques affirment que la vidéo n'est que de la propagande, qui ne devrait pas recevoir de l'argent public.

SaskCanola, qui représente les 26 000 cultivateurs de cette graine en Saskatchewan, a investi 150 000 $ pour créer le documentaire, soit les trois quarts du prix total de sa production. L'organisme a aussi obtenu 50 000 $ des gouvernements du Canada et de la Saskatchewan dans le cadre de la stratégie quinquennale « Cultivons l'avenir 2 ».

Le film présente des entrevues réalisées avec des fermiers qui sont pour la plupart des membres ou d'anciens membres du conseil d'administration de SaskCanola. Ils parlent notamment de la sécurité des graines qui sont génétiquement modifiées. Ces graines contiennent des gènes d'autres espèces qui ont été insérés dans leurs génomes afin d'améliorer leur productivité ou les rendre plus résistantes aux maladies ou à la sécheresse.

Contrer les pensées erronées

Janice Tranberg, directrice de SaskCanolaAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Janice Tranberg, directrice de SaskCanola

Photo : License to Farm

SaskCanola craint que la peur et l'incompréhension de la population canadienne ne mènent à une réglementation injuste des aliments génétiquement modifiés.

Des milliers d'études ont été réalisées au sujet des OGM, et ils ont été « probablement mieux étudiés que n'importe quel autre type de nourriture, ou élément de nourriture, dans l'histoire », affirme un scientifique interviewé dans la vidéo, Joe Schwarcz, de l'Université McGill.

La directrice de SaskCanola Janice Tranberg dit que les fermiers ont été trop souvent silencieux face aux critiques des OGM. « Ils sont des gens plutôt tranquilles. Ils sont humbles », dit-elle. 

L'idée fausse se répand si rapidement

Janice Tranberg, directrice de SaskCanola

Les militants anti-OGM répliquent que les recherches qui ont été faites ne sont pas indépendantes et ont été financées par des corporations.

« Relations publiques intelligentes »

Les dollars des contribuables ne devraient pas financer une vidéo de « relations publiques » qui met les fermiers à l'encontre des consommateurs, affirme une porte-parole du Réseau canadien d'action sur les biotechnologies, Lucy Sharratt.

« La vidéo reconnaît que des consommateurs ont des inquiétudes, et ensuite, elle ne les prend pas au sérieux. Ceci est une erreur, » dit-elle.

Il y a des consommateurs qui ont des inquiétudes légitimes basées sur des informations très pertinentes.

Lucy Sharratt, Réseau canadien d'action sur les biotechnologies

Un sujet qui divise

Les OGM créent des divisions importantes dans la société. Un sondage réalisé par le centre de recherche Pew a démontré que 88 % des scientifiques croient que les OGM sont « sécuritaires en général » alors que seulement 37 % du public le croit. En Europe, plusieurs pays ont interdit la production de cultures génétiquement modifiées et plusieurs États américains veulent que les étiquetages des aliments dans les épiceries indiquent s'ils sont génétiquement modifiés.

Le documentaire License to Farm dure 30 minutes et est disponible gratuitement en ligne. SaskCanola espère pouvoir le présenter dans des salles de classe partout au pays. 

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