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Burkina Faso : deuil au collège où ont travaillé les coopérants québécois tués

(De haut en bas) Gladys Chamberland, Yves Carrier, Charlelie Carrier, Maude Carrier, Louis Chabot et Suzanne Bernier.

(De haut en bas) Gladys Chamberland, Yves Carrier, Charlelie Carrier, Maude Carrier, Louis Chabot et Suzanne Bernier.

Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

« Les amis canadiens », comme on les appelait à l'école où les membres de la famille Carrier travaillaient comme coopérants avant d'être assassinés par des terroristes, ont laissé un bon souvenir dans le coeur des élèves du Collège Sainte-Bernadette de Kongoussi, au Burkina Faso.

Yves (65 ans), Maude (37 ans) et Charlelie (21 ans) Carrier, de même que la conjointe d'Yves Carrier, Gladys Chamberland, font partie des 29 victimes qui ont péri dans l'attaque du groupe armé État islamique (EI) contre un hôtel du Burkina Faso le 15 janvier dernier.

Charlelie Carrier et sa soeur Maude ont notamment repeint les tableaux du collège. « Ils sont repassés pour laisser des messages de "Bonne Année 2016" et "À vous la réussite" aux élèves », se souvient soeur Ines Kolesnoré qui y enseigne et qui connaissait la famille depuis 2008. « Ils laissaient des petits mots aux élèves et ils signaient toujours : "Vos amis les Canadiens". »

Les élèves ont écrit une lettre à l'intention des familles des coopérants assassinés. « Nous vous témoignons tout notre soutien et notre affection dans cette épreuve qui vous touche et nous touche si douloureusement », ont-ils écrit.

« Les Canadiens étaient vraiment heureux quand ils étaient ici, rappelle sœur Denise Ouedraogo. On sentait vraiment la joie, l'amour. C'était des gens qui se sont vraiment donnés et qui aimaient le Burkina. »

La dernière entreprise de la famille, un hangar pour protéger les élèves de l'école à l'extérieur des murs de l'établissement, demeure inachevée. « Le hangar est debout, mais les amis canadiens ne sont plus », constate tristement soeur Kolesnoré. La Congrégation des Soeurs de l'Immaculée Conception, qui dirige l'école, se console en se disant que c'est toute une communauté qui priera pour le salut de l'âme de la famille.

D'après un reportage de Jean-François Bélanger

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