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Après 40 ans, le refuge pour femmes Transition House toujours achalandé 

Une femme dit qu'elle se sentait «si à l'aise» dans le salon du refuge pour femmes en difficulté Transition House de Regina

Une femme dit qu'elle se sentait «si à l'aise» dans le salon du refuge pour femmes en difficulté Transition House de Regina

Photo : Abby Schneider/CBC

Radio-Canada

Alors que le refuge pour femmes Transition House de Regina marque ses 40 ans d'existence, sa directrice affirme que personne ne veut célébrer le fait que la communauté a encore besoin d'un tel établissement. Il est toutefois l'heure, selon Maria Hendrika, de souligner son importance.

Depuis 40 ans, des femmes fuyant des situations de violence trouvent du secours derrière les portes du centre. Elles arrivent parfois le jour, parfois la nuit, des fois seules, d'autres fois avec des enfants.

Parfois les blessures sont principalement émotives, alors que d'autres fois, les femmes ont été battues à un tel point qu'elles ne peuvent pas monter les escaliers du centre.

La communauté a eu accès à ce service depuis 40 ans et nous avons pu aider plus de 14 000 femmes et enfants pendant ce temps.

Maria Hendrika, directrice, refuge pour femmes Transition House

L'histoire de Dawn

L'une des femmes, qui est sortie le plus récemment d'une mauvaise situation avec l'aide du refuge, fuyait un partenaire violent dans une petite communauté saskatchewanaise.

« Je n'en pouvais plus, tout simplement », dit Dawn, qui ne peut être identifiée à cause du risque pour sa sécurité. 

Elle avait déjà essayé de laisser son conjoint, mais un sentiment de solitude l'avait amenée à renouer avec lui. « Je n'aimais pas l'émotion de me sentir seule », dit-elle. « Donc pour combler ce vide, je suis retournée avec lui. »

Dans la petite localité où ils habitaient, elle ne connaissait personne d'autre. Son partenaire, dit-elle, utilisait cet isolement pour la contrôler. 

Dawn (ce qui n'est pas son vrai nom) a utilisé le refuge l'automne dernier après avoir fui son partenaireAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Dawn (ce qui n'est pas son vrai nom) a utilisé le refuge l'automne dernier après avoir fui son partenaire

Photo : CBC

C'était difficile de partir. « Ça m'a pris du temps pour me rendre compte que je méritais mieux que ça. Mon fils mérite mieux », raconte-t-elle.

Au refuge Transition House, elle a pu rebâtir une vie. Elle a eu accès à du counselling, à une garderie et à des formations professionnelles.

Elle a aussi retrouvé son indépendance grâce aux liens qu'elle a tissés avec d'autres femmes qui y étaient. « Je me sentais si à l'aise », dit-elle.

« Les clientes retrouvent une force en partageant leurs histoires au centre », dit la directrice de Transition House, Maria Hendrika.

Beaucoup de chemin parcouru en 40 ans

La société a changé depuis l'ouverture du centre en 1976, dit Mme Hendrika. Le sujet de la violence conjugale peut être discuté plus ouvertement et n'est plus un secret caché, dit-elle. Les façons de faire de la police ont évolué et les soutiens disponibles dans la communauté, aussi.

Selon son rapport annuel 2014-2015, Transition House a fourni un abri à 272 personnes pendant l'année, soit 125 femmes (une hausse de 27 % par rapport à l'année précédente) et 147 enfants (une hausse de 24 % par rapport à l'année d'avant). Selon le rapport annuel, les clientes restent en moyenne 21 jours, bien que la durée maximum d'un séjour soit de six semaines.

Près de 30 % du budget de l'organisme provient de dons.

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