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Fin des sanctions, l'Iran alimente le marché de son pétrole

Raffinerie de Assalouyeh en Iran

Raffinerie de Assalouyeh en Iran

Photo : Morteza Nikoubazl / Reuters

Reuters

Les autorités iraniennes ont donné lundi la consigne d'augmenter de 500 000 barils par jour (bpj) la production de pétrole brut du pays, a annoncé le vice-ministre du Pétrole Rokneddin Javadi, mettant en œuvre la décision qui avait été prise par Téhéran d'accroître sa production dès que les sanctions internationales seraient levées.

Le ministre du Pétrole d'Oman, Mohammad bin Hamad al Roumhy, a indiqué qu'étant préoccupé par la surabondance de l'offre sur le marché, le sultanat, qui n'est pas membre de l'OPEP, était prêt à réduire sa production de 5 % à 10 %, et il a estimé que tous les pays producteurs devraient faire de même.

Première réaction d'un membre de l'OPEP après la levée de la majeure partie des sanctions, le ministre de l'Énergie des Émirats arabes unis (EAU), Souhaïl ben Mohamed al Mazroui, a déclaré que tout surcroît de production arrivant sur le marché retarderait le rééquilibrage des cours, et « c'est là une mauvaise nouvelle ».

« Est-ce que l'Iran a le droit d'agir ainsi? Oui, parce qu'il est membre de l'OPEP. Est-ce que cela va améliorera la situation? Non », a dit Mazroui à la presse, en marge d'une conférence à Abou Dhabi.

Les cours du pétrole ont atteint lundi leur plus bas niveau depuis 2003, le marché anticipant l'augmentation des exportations iraniennes, avant de remonter. Le Brent de la mer du Nord s'échangeait autour de 29,25 $ le baril à 12:20 GMT.

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« L'Iran est en mesure d'accroître sa production pétrolière de 500 000 barils par jour après la levée des sanctions, et l'ordre d'augmenter la production a été donné aujourd'hui », a dit le vice-ministre du Pétrole, qui dirige par ailleurs la compagnie nationale iranienne des Pétrole, cité par l'agence de presse iranienne Shana.

Conséquence de l'accord intervenu l'été dernier sur le programme nucléaire de Téhéran, les États-Unis et l'Union européenne ont levé samedi leurs sanctions contre la République islamique, qui avaient réduit les exportations pétrolières de l'Iran d'environ 2 millions de bpj par rapport à leur pic de 2011, les faisant tomber à un peu plus d'un million de bpj.

Dimanche, l'Iran s'est dit prêt à augmenter ses exportations d'un demi-million de barils par jour, ce qui ajoutera un surcroît de pétrole dans un marché déjà saturé. Et Téhéran s'est engagé à augmenter encore plus sa production dans les mois à venir.

Le patron de la compagnie italienne des hydrocarbures Eni a déclaré dimanche que l'Iran devrait attirer dans les 150 milliards de dollars d'investissements pour redevenir un important producteur de pétrole, ce qui « ne se fait pas en un clin d'œil ».

Économie