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Sylvie Bernier dit avoir été harcelée par Marcel Aubut

Affaire Aubut : Sylvie Bernier se confie
Radio-Canada

L'ancienne plongeuse et médaillée d'or olympique Sylvie Bernier a reconnu avoir été victime de propos déplacés et de harcèlement sexuel durant sa carrière.

En entrevue à l'émission Gravel le matin, Bernier a reconnu s'être sentie interpellée par le rapport du Comité olympique canadien (COC) et les excuses présentées, mercredi, par sa nouvelle présidente Tricia Smith.

« Je me suis d'abord sentie attristée parce que je connais très bien tous les employés du COC. Lorsque j'ai entendu que plus de 50 % des femmes ont été harcelées, que ce soit verbalement ou sexuellement, j'ai eu à faire moi aussi une introspection. »

Bernier qui aura bientôt 52 ans, a commencé la pratique du sport à l'âge de 7 ans. Elle dit réaliser qu'au fil du temps, elle a été témoin et qu'elle avait elle-même été victime de harcèlement sexuel.

« Oui, je connais Marcel Aubut depuis longtemps. Oui, il a eu un comportement un peu rustre envers moi aussi, du genre des commentaires sur mon apparence. Je le voyais une fois aux six mois environ. Et je me dis aujourd'hui qu'au lieu de lui tourner le dos ou d'ignorer ses commentaires, est-ce que j'aurais dû lui répondre pour peut-être protéger les autres aussi? »

« Je n'ai jamais dénoncé. Oui, ça m'ébranle parce que je me suis demandé pourquoi? Pourquoi je n'ai pas dénoncé. Je suis mère de trois jeunes femmes adultes et c'est là que je me dis qu'on doit faire quelque chose. »

« C'est important de lever le voile sur le tabou du harcèlement. »

Bernier déplore aussi l'absence de structure au sein du COC pour permettre aux victimes d'exprimer leur vulnérabilité.

« Quand on est une femme face à une personne en situation de pouvoir... il n'y a pas grand monde qui pouvait dire non à Marcel. J'ai parlé à des filles qui travaillent au COC et qui m'ont dit qu'elles ne pouvaient pas porter plainte parce qu'il n'y avait pas de structure. Si on déposait une plainte, elle arrivait sur le bureau de Marcel et ça s'arrêtait là. La seule façon pour une employée de s'en sortir était de démissionner. »

Bernier souhaite s'engager dans la mise en place d'une structure indépendante dans l'espoir de mettre fin aux abus en donnant la possibilité aux victimes d'être entendues.

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