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Nouvelle clinique médicale pour les réfugiés à Halifax

Avec l’arrivée de plus en plus de réfugiés syriens à Winnipeg, la question de l'enseignement de l'arabe dans les écoles manitobaines devient de plus en plus pressante.
Avec l’arrivée de plus en plus de réfugiés syriens à Winnipeg, la question de l'enseignement de l'arabe dans les écoles manitobaines devient de plus en plus pressante. Photo: CBC
Radio-Canada

Après des mois de préparatifs, la clinique de santé pour réfugiés d'Halifax, en Nouvelle-Écosse, est prête à gérer une vague de nouveaux patients.

Plus d'une centaine de réfugiés sont arrivés dans la province depuis le mois de novembre, dont plusieurs dizaines cette semaine. La clinique, où une équipe médicale évalue l'état de santé de chaque patient, représente un de leurs premiers arrêts après un long voyage.

Des interprètes sont sur place pour faciliter la communication entre les patients et les professionnels de la santé. Ces derniers doivent tout de même trouver des solutions créatives pour communiquer avec les patients, comme utiliser des symboles au lieu de lettres lors d'examen de la vue.

« C'est pour faciliter aussi la langue, parce que peut-être les lettres de leur langue, ce n'est pas les mêmes lettres en anglais. Donc comme ça c'est plus facile, et aussi pour les enfants qui ne peuvent pas lire », explique l'infirmière Ashley Sharpe.

En raison du conflit en Syrie, certains patients n'ont pas vu de médecin depuis des années. Avant d'arriver au Canada, le gouvernement fédéral soumet cependant chaque réfugié à des tests de dépistage pour des maladies contagieuses, comme la tuberculose.

« Certains examens ont été ignorés, comme des tests de sang, de tension artérielle et les vaccins », dit un des médecins de la clinique, Tim Holland.

Plus de la moitié des patients sont des enfants, et parfois leurs parents ont perdu leurs carnets de vaccination personnels. Les rendez-vous prennent donc plus de temps qu'une visite habituelle.

« Nous avons énormément de médecins qui viennent et donnent de leur temps pour s'assurer que nous répondons à la demande », ajoute Tim Holland. Une quinzaine de médecins omnipraticiens travaillent bénévolement à la clinique médicale, selon lui.

Après leur passage à la clinique, les réfugiés sont dirigés vers des pharmaciens de la région, dont une vingtaine qui parle arabe.

Ces efforts ne représentent qu'un début puisque des centaines de réfugiés vont continuer à arriver en Nouvelle-Écosse au cours des prochains mois.

La clinique espère que d'autres médecins, surtout des pédiatres, pourront venir prêter main-forte et traiter tous ces enfants qui arrivent de la Syrie.

Selon les informations de Sabrina Fabian

Acadie

Santé