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Le réchauffement climatique retardera l'avènement de la prochaine ère glaciaire

Sur cette photo datant d’août 2015, on voit le Mont Baker, dans l’État de Washington, sur lequel un glacier se rétrécit et bat en retraite.
Sur cette photo datant d’août 2015, on voit le Mont Baker, dans l’État de Washington, sur lequel un glacier se rétrécit et bat en retraite. Photo: AP/MANUEL VALDES
Radio-Canada

Des climatologues allemands ont fait une découverte qui illustre encore davantage l'impact qu'a l'humanité sur la planète : « En gros, nous sommes en train de sauter un cycle glaciaire, ce qui est sans précédent », affirme Andrey Ganopolski du Postdam Institute for Climate Impact Research (PIK).

L'équipe d'auteurs dirigée par M. Ganopolski publie jeudi dans la revue Nature les résultats d'une étude selon laquelle la prochaine ère glaciaire pourrait intervenir 50 000 ans plus tard que prévu, soit dans 100 000 ans, en raison du phénomène du réchauffement climatique.

Comme l'explique en substance Andrey Ganopolski, les émissions de CO2 liées à la combustion de pétrole, de charbon et de gaz suffisent à retarder le prochain âge glaciaire de 50 000 ans.

Il est stupéfiant que l'humanité puisse influencer ainsi les mécanismes de formation de la Terre.

Andrey Ganopolski du Postdam Institute for Climate Impact Research (PIK)

Les chercheurs sont parvenus à modéliser les conditions atmosphériques et océaniques de même que le cycle du carbone des huit dernières périodes glaciaires pour prévoir celles qui allaient suivre. 

Comme le rappelle le directeur du PIK, Hans Joachim Schellnhuber, « aucune autre force sur la planète » n'a autant contribué que ces périodes glaciaires à former notre environnement, les sols et les paysages.

L'influence de l'homme sur les processus terrestres est telle que des scientifiques n'hésitent pas à parler de « d'anthropocène » pour désigner la période que nous traversons.

La suppression d'un âge glaciaire a moins d'impact direct que le réchauffement accru d'une planète qui aurait pu se refroidir tranquillement.

Chris Rapley de l'University College de Londres.
Avec les informations de Agence France-Presse

Science