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Moins de fermes laitières au Québec

Des vaches

Déclin des fermes laitières au Québec

Photo : ICI Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au cours des derniers mois, 250 fermes laitières ont cessé leurs opérations en sol québécois. Une situation notamment imputable aux craintes liées au Partenariat transpacifique (PTT), estime l'Union des producteurs agricoles (UPA).

Yves Gatien de Drummondville fait partie de ceux qui ont dû cesser la production laitière.

C'est une question de revenus et de main d'oeuvre. Quand t'as pas de revenus, c'est difficile de rémunérer à juste titre de la main d'oeuvre qualifiée.

Une citation de :Yves Gatien, ex-producteur laitier
« Ce sont des choses qui arrivent de façon cyclique quand il y a des grande négociations internationales qui remettent en cause la stabilité de la gestion de l'offre, dans l'avenir. »Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Denis Morin, président du syndicat des producteurs de lait du Centre-du-Québec

La disparition de ces fermes ne signifie pas une baisse de la production laitière au Québec rappelle la Financière agricole du Canada. Les plus gros prennent simplement la place des plus petits. Le Québec comptait 14 000 fermes laitières en 1990. Il en reste moins de 6000 aujourd'hui.

« L'industrie laitière est à maturité, alors pour les acteurs qui demeurent en place, comment croître? Bien, c'est en permettant le regroupement des entreprises ou la consolidation en fait de l'industrie, et c'est ce à quoi on assiste », soutient Marc Fecteau, vice-président aux opérations de l'organisme.

Une confiance qui se réinstalle, malgré certaines inquiétudes

Le climat semble tout de même s'améliorer dans l'industrie, et il semble souffler un vent de renouveau.

Le directeur des ventes de Milkomax, Marc Fecteau, affirme que les affaires ont repris d'aplomb. Les craintes des producteurs envers le PPT avaient durement frappé le fabricant de robots de traite québécois. Depuis que les inquiétudes se sont dissipées, les affaires bougent.

« Tout était arrêté, il ne se passait rien, explique Marc Fecteau. La minute que le gouvernement a sorti les grandes lignes de l'accord, les ventes ont explosé. »

Yves Gatien, ex-producteur laitier de DrummondvilleAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Yves Gatien, ex-producteur laitier de Drummondville

Photo : ICI Radio-Canada/Jean-François Dumas

Malgré le retour d'une certaine confiance envers l'industrie, des producteurs, comme Simon Giard et Yves Gatien, n'en demeurent pas moins inquiets pour l'avenir.

« Si le gouvernement fédéral ne prend pas les décisions qu'il faut pour défendre notre gestion de l'offre et l'importation des protéines laitières, c'est évident que la production canadienne est en danger », affirme M. Giard.

Le nombre de fermes ayant mis la clé sous la porte en Estrie et au Centre-du-Québec n'est pas encore connu, mais l'UPA devrait fournir les données lors de son assemblée générale annuelle, en mars.

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