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La faiblesse du dollar influence les choix des voyageurs québécois

La faiblesse du dollar influce les choix des voyageurs québécois
Radio-Canada

La faiblesse du dollar canadien et les attentats terroristes risquent de modifier considérablement les projets de voyage de bien des Québécois cette année.

Maxim Moreau et Florence Ricard sont de grands voyageurs. Tous les étés, ils partent à l'aventure dans une nouvelle région du monde qu'ils visitent pendant cinq ou six semaines. Cette année, le taux de change canadien les force à modifier leur projet.

« On planifiait un voyage aux États-Unis pour l'été prochain. On voulait partir en voiture, puis finalement quand on a vu ce que ça représentait comme budget de voyage, on a changé nos plans », explique Florence Ricard.

Ils iront donc plutôt en Asie où leur porte-monnaie sera moins touché par la faiblesse du dollar canadien.

« En Asie, on peut vivre avec quelques dollars par jour, tandis qu'aux États-Unis c'est très cher et avec la conversion du dollar, ce n'est pas avantageux pour nous d'y aller », affirme Maxim Moreau.

Maxim Moreau et Florence Ricard.Maxim Moreau et Florence Ricard. Photo : Radio-Canada

Côté Américain, si ça se maintient comme ça, ça va être boudé.

Le directeur de l'agence de voyages Azur à Rimouski, Hugues Langlois.

Un autre problème qui freine la demande touristique: la menace terroriste. Des destinations très populaires comme Paris le sont beaucoup moins depuis les attentats de novembre. Quant à l'Égypte ou la Turquie, habituellement très prisée par les touristes, la demande est actuellement presque inexistante.

« Les gens sont très inquiets alors ceux qui se proposaient d'aller vers ces destinations-là, les remettent à beaucoup plus tard », estime Hugues Langlois.

« Le voyageur est un peu plus rationnel et comprend qu'il faut être au mauvais moment, au mauvais endroit pour en être victime. Oui ça fait peur, oui ça crée un sentiment d'insécurité, mais pas suffisamment longtemps pour avoir un impact très long et très durable », nuance pour sa part Paul Arsenault, directeur de la chaire de recherche en gestion touristique de l'Université du Québec à Montréal (UQAM).

À l'UQAM, les chercheurs en gestion touristique observent attentivement la situation et croient qu'un dollar canadien faible aura beaucoup plus d'impact sur les destinations de voyage que la peur d'attentats terroristes.

D'après les informations de Paul Huot

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