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Enlevé par les talibans, le Canadien Colin Rutherford est enfin libre

Radio-Canada

Le gouvernement fédéral a annoncé la libération du Torontois Colin Rutherford, pris en otage par les talibans il y a cinq ans alors qu'il était en Afghanistan.

« Le Canada est très heureux que les efforts déployés pour obtenir la libération de Colin Rutherford aient été fructueux », a déclaré le ministre des Affaires étrangères, Stéphane Dion, dans un communiqué.

« Le Canada se réjouit à l'idée que M. Rutherford puisse bientôt rentrer au Canada et rejoindre sa famille et ses proches », a-t-il ajouté.

Colin Rutherford, un Canadien enlevé en Afghanistan

Colin Rutherford

Stéphane Dion a précisé qu'Ottawa continuerait de lui fournir une aide consulaire afin qu'il puisse « retourner chez lui en toute sécurité ».

« En tant que ministre des Affaires étrangères, je remercie sincèrement le gouvernement du Qatar de son aide dans cette affaire », a indiqué le ministre Dion. Ottawa ne donne pas plus de détails sur la nature de cette aide. Depuis 2013, les talibans ont un bureau dans la capitale qatarie, Doha.

Colin Rutherford, alors âgé de 26 ans, avait été kidnappé en novembre 2010 à Ghazni, entre Kaboul et Kandahar. Ottawa avait confirmé la nouvelle en février 2011.

Dans une vidéo mise en ligne quelques mois plus tard, les talibans accusaient l'étudiant de l'Université de Toronto, qui travaillait aussi comme vérificateur au sein d'une compagnie d'audit, d'être un agent secret.

Ce dernier affirmait qu'il n'était qu'un simple touriste, désireux de découvrir les sites historiques, les vieux bâtiments et les lieux de pèlerinage d'Afghanistan. Il ajoutait qu'il était bien traité.

Dans un courriel accompagnant la diffusion de la vidéo, les talibans menaçaient de lui faire subir un procès pour espionnage si le gouvernement canadien ne se pliait pas à leurs demandes. Le groupe ne précisait pas ce qu'elles étaient, sous prétexte qu'Ottawa savait ce qu'il voulait.

Le gouvernement conservateur de l'époque avait assuré que les fonctionnaires canadiens travaillaient activement pour assurer sa « libération sécuritaire » (Nouvelle fenêtre).

En décembre 2011, la famille de Colin Rutherford avait dit vouloir discuter directement avec ses ravisseurs, mettant en place deux lignes téléphoniques et une adresse courriel pour qu'ils puissent entrer en contact avec elle.

Ses proches affirment ne pas avoir eu de nouvelles depuis la diffusion de la vidéo.

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