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  • Exclusif
  • Pédophilie : les preuves contre Neil Bantleman remises en question par une enquête de CBC

    Neil Bantleman à sa sortie de prison, à Jakarta

    Neil Bantleman à sa sortie de prison, à Jakarta

    Photo : AP/Achmad Ibrahim

    Radio-Canada

    Les tests brandis par la mère de l'une des présumées victimes de l'enseignant ontarien Neil Bantleman pour prouver que son fils avait été agressé sexuellement par lui en Indonésie sont erronés, selon CBC.

    La mère Pipit et son fils, l'une des présumées victimes de pédophilieAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

    La mère Pipit et son fils, l'une des présumées victimes de pédophilie

    Photo : CBC

    Un spécialiste torontois des maladies infectieuses interrogé par l'émission d'enquête The Fifth Estate, Sumon Chakrabarti, affirme que les résultats des tests présentés en cour par la mère ne prouvent pas, contrairement aux dires de la famille, que le garçon de 5 ans ait contracté l'herpès, ce genre de test entraînant souvent de faux positifs, selon lui.

    CBC a même invité le garçon à se soumettre à un autre test, réalisé dans un laboratoire en Europe plutôt qu'en Indonésie. Les résultats ont été négatifs eux aussi.

    Hors de tout doute raisonnable, cet enfant n'a jamais été exposé à l'herpès.

    Sumon Chakrabarti, spécialiste des maladies infectieuses

    La mère du garçon, Pipit, continue, néanmoins, à soutenir que son fils a été agressé sexuellement par l'enseignant de 46 ans, alors qu'il travaillait à l'École internationale de Jakarta en 2013-2014.

    Selon elle, les résultats du test européen sont erronés.

    Comme dans un mauvais film

    L'Ontarien Neil BantlemanAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

    L'Ontarien Neil Bantleman est accusé de crimes sexuels en Indonésie.

    Photo : Tracy Bantleman

    Pour sa part, Neil Bantleman est en liberté pour l'instant, mais il ne peut quitter l'Indonésie, parce que les autorités locales veulent en appeler de son acquittement en août dernier. L'homme de Burlington, à l'ouest de Toronto, avait été condamné à l'origine à dix ans de prison.

    « Ce qui m'est passé par la tête, c'est je suis Canadien, je suis enseignant et je vais en prison en Indonésie. Est-ce un film? Est-ce un cauchemar? », a raconté Bantleman au Fifth Estate.

    Même son avocat, Hotman Paris, pense que le sort de son client est incertain, compte tenu de l'opinion populaire en Indonésie qui l'a déjà jugé coupable. « J'ai dit à Neil de se préparer à toute éventualité », dit l'avocat.

    Bantleman a affirmé dans le passé que les accusations contre lui étaient un coup monté de la famille de son accusateur et de la police pour lui soutirer de l'argent, à lui et à la prestigieuse école de Jakarta où il enseignait. En août dernier, une cour indonésienne a rejeté la poursuite de 125 millions de dollars américains contre l'établissement intentée par la mère de l'enfant.

    Le gouvernement canadien critique depuis le début le manque de transparence des procédures judiciaires.

    Ontario

    Société