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La pilule contraceptive n’augmente pas les risques de malformations

Pilule contraceptive

Pilule contraceptive

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Mise au banc des accusés par le passé, la pilule contraceptive, qu'elle soit prise avant ou au début d'une grossesse, n'augmente par le risque de malformations congénitales majeures chez le bébé, selon des chercheurs danois et américains.

Leur étude, publiée jeudi sur le site du British Medical Journal, révèle un taux de malformations, par exemple du système nerveux, du coeur, des appareils respiratoire ou urinaire, de la tête ou des membres, de l'ordre de 2,5 % chez les nouveaux-nés, peu importe si la mère prenait des anovulants au début de sa grossesse ou non.

Les résultats ont été ajustés en fonction des facteurs de risque, comme l'âge de la mère, le niveau d'éducation ou de revenu ou encore le tabagisme pendant la grossesse. 

Des malformations dont l'origine est connue, telles que l'exposition prénatale à l'alcool ou des aberrations chromosomiques comme la trisomie 21, ont été exclues de l'étude.

Les chercheurs ont dressé leur constat à partir d'environ 900 000 naissances répertoriées au Danemark entre 1997 et 2011.

La plupart des mères étudiées, soit 68 %, avaient cessé la prise de la pilule contraceptive - la méthode de régulation des naissances la plus répandue - plus de trois mois avant leur grossesse, tandis que 21 % n'en avaient jamais pris.

Seulement 8 % d'entre elles avaient arrêté d'en prendre moins de trois mois avant la conception de leur enfant, tandis que 1 % avait continué à la prendre après être tombées enceintes.

Des conclusions rassurantes

Les auteurs estiment que ces résultats devraient « rassurer les femmes qui se sont retrouvées enceintes alors qu'elles prenaient un contraceptif oral ou quelques mois seulement après l'avoir arrêté ».

Leurs conclusions contredisent d'ailleurs les résultats de certaines études alarmantes publiées par le passé.

Dans les années 70 et 80, plusieurs études avaient établi un lien entre la contraception orale et des malformations du coeur et des membres.

À l'heure actuelle, l'hérédité, les pesticides, le tabac, l'alcool, les radiations ionisantes, l'obésité, les aberrations chromosomiques et les agents infectieux sont considérés comme les principaux facteurs de risque des malformations congénitales.

La prise de certains médicaments - le plus tristement célèbre d'entre eux restant la thalidomide - exerce également une influence. Prescrit aux femmes enceintes pour réduire leurs nausées dans les années 50 et au début des années 60, la thalidomide a fait entre 10 000 et 20 000 victimes, nées pour la plupart avec des membres en moins.

Avec les informations de Agence France-Presse

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