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Le stock de homards dans les Maritimes se porte très bien, selon Pêches et Océans Canada

La soirée du hockey, 20 avril 1984

Radio-Canada

Les scientifiques du ministère des Pêches et des Océans du Canada affirment que leur plus récent relevé des jeunes homards dans la région des Maritimes confirme que la tendance à l'abondance observée depuis une dizaine d'années se poursuit.

Amélie Rondeau, biologiste chez Pêches et Océans Canada, indique que des plongeurs ont méticuleusement compté les jeunes homards sur le sol marin à certains endroits dans le sud du golfe du Saint-Laurent. Les chercheurs ont aussi déposé des cages sur le sol marin et compté par la suite le nombre de petits homards qui s'y trouvaient.

« Ce qu'on voit sur le terrain, c'est que dans certains sites il y a encore une augmentation de la densité de jeunes homards, des jeunes de l'année, qui se sont déposés dans les collecteurs. [...] C'est vraiment encourageant de voir ce recrutement-là au niveau larvaire, au niveau des juvéniles, si on assume que ça va nous donner une certaine prédiction de ce que seront les populations de homards commerciaux dans quelques années », explique Amélie rondeau.

Les populations de homards se portent très, très bien dans notre région.

Amélie Rondeau, biologiste chez Pêches et Océans Canada

La capture d'échantillons a commencé à la suite d'une croissance du stock de homards observée durant la dernière décennie. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette croissance. Mme Rondeau précise qu'il y a eu beaucoup d'efforts pour mieux gérer la pêche, réduire l'effort de pêche, protéger les femelles pour qu'elles continuent de pondre. De plus, les conditions environnementales sont favorables. Aucun parasite ni maladie n'a eu d'effet dévastateur sur le stock ces dernières années.

Amélie Rondeau ne croit pas qu'il serait approprié pour autant d'augmenter le nombre de permis de pêche. « La pêche au homard va probablement demeurer à un niveau d'exploitation comme elle est présentement », dit-elle.

Le ministère n'a effectué aucun relevé dans les années 1980 et 1990 qui aurait permis de faire des comparaisons avec le stock de homards plus faible à l'époque. Dans le golfe du Maine, où on effectue un échantillonnage du même genre depuis une trentaine d'années, on observe un déclin chez les jeunes homards. Mais il n'y a toujours aucun signe de déclin en Nouvelle-Écosse, indique le chercheur Adam Cook, de Pêches et Océans Canada. Le relevé montre qu'il y a toujours un grand nombre de homards dans la région, mais M. Cook ajoute que les chercheurs se prononcent avec précaution parce qu'il y a quand même beaucoup de variations dans les données.

Les chercheurs ont aussi consulté les livres de bord de pêcheurs, les données des débarquements et d'autres études du ministère pour évaluer l'état du stock de homards. Adam Cook souligne qu'on observe actuellement certaines des plus grandes quantités documentées jusqu'à présent, et certains des plus importants débarquements de homards jamais vus.

Selon Pêches et Océans Canada, la Nouvelle-Écosse, par exemple, a exporté l'an dernier 34 531 tonnes de homards d'une valeur totale de 576 millions de dollars.

Avec des informations de Marie-Hélène Lange et de Paul Withers, CBC

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