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Exclusif

Réseau de santé Vitalité : un haut dirigeant congédié a reçu son plein salaire pendant 13 mois

Pierre Verret

Les explications de Marie-Hélène Lange

Photo : ICI Radio-Canada/Linkedin

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Au Nouveau-Brunswick, un cadre du Réseau de Santé Vitalité congédié a reçu son plein salaire pour les treize mois qu'il a passés à la maison.

L'ancien directeur de l'Hôpital régional d'Edmundston, Pierre Verret, a été congédié en juillet 2014. Il a depuis réintégré la haute direction du Réseau. Pierre Verret était chef des opérations de la zone Nord-Ouest pour le Réseau Vitalité.

Il a été remercié en juillet 2014 après avoir passé 20 ans au sein de l'administration de l'hôpital régional d'Edmundston.

Treize mois plus tard, le 1er septembre dernier, il a été réembauché, à titre de vice-président aux Ressources humaines, gestion des contrats et des projets d'infrastructures, un poste nouvellement créé.

Pierre Verret avait contesté son congédiement. Dans des documents obtenus par Radio-Canada Acadie en vertu de la Loi sur le droit à l'information, on apprend qu'à la suite d'une décision rendue par un arbitre le 20 juillet dernier, il a touché son plein salaire pour les 13 mois qu'il a passés à la maison.

Pierre Verret a reçu entre 145 et 176 000 $, soit l'échelle salariale qui s'appliquait à son poste. Il a également touché une somme de 15 000 $ pour dommage généraux.

Pas d'explications

On ne sait pas pourquoi il été congédié. Le Réseau de santé Vitalité a refusé de fournir à Radio-Canada le document expliquant les motifs de son renvoi.

Le Réseau de Santé Vitalité a refusé les demandes d'entrevue sur cette question. Un porte-parole du Réseau nous a fait parvenir cette déclaration par courriel.

« Le Réseau de santé Vitalité a répondu à toutes les questions auxquelles il était en mesure de répondre au sujet de M. Verret. Les autres éléments relèvent du dossier de ressources humaines d'un employé et, en raison de la nature confidentielle des relations employeur-employé, ne peuvent être rendus publics. Le Réseau se limite à ces derniers commentaires et n'accordera pas d'entrevue sur ce sujet. »

Le président du Réseau de santé Vitalité, Gilles Lanteigne, lors d'une réunion publique du réseau, le 10 octobre 2015, à MonctonAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le président du Réseau de santé Vitalité, Gilles Lanteigne, lors d'une réunion publique du réseau, le 10 octobre 2015, à Moncton

Photo : Radio-Canada

Toutefois, lors d'une réunion du conseil d'administration du Réseau, nous avions demandé au PDG actuel, Gilles Lanteigne, pourquoi Pierre Verret avait été embauché alors qu'il avait été congédié un an plus tôt. M. Lanteigne de Vitalité avait défendu avec conviction la nomination de Pierre Verret à titre de vice-président.

« Nous ce qui était vraiment important, c'était de créer cette fonction centralisée et coordonnée au niveau des ressources humaines et Pierre Verret nous est apparu comme le candidat qui était capable de remplir de façon excellente cette fonction », déclarait-il.

Un deuxième congédiement

Rino Volpé était PDG du Réseau Vitalité au moment du congédiement de Pierre Verret.

Rino Volpé, ancien président-directeur général du Réseau de santé VitalitéAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Rino Volpé, président-directeur général du Réseau de santé Vitalité

Photo : Michel Nogue/Radio-Canada

Trois mois plus tard, Rino Volpé subissait le même sort.

Rino Volpé poursuit maintenant le gouvernement du Nouveau-Brunswick pour 1,3 million de dollars, pour congédiement injustifié.

Les patients sacrifiés selon Égalité santé

Le président du groupe Égalité santé en français, le Dr Hubert Dupuis, dénonce la gestion exercée au Réseau Vitalité, à l'heure où ce réseau propose d'éliminer une centaine de lits d'hôpital pour réduire les coûts du système de santé.

« Je crois qu'au niveau de l'administration de la régie Vitalité, actuellement, on est prêts à investir au niveau de la haute direction de Vitalité, mais on est prêts à couper des lits et à couper des services au niveau du soin de patients. On veut couper 99 lits tout en investissant au niveau des postes de VP et [...] on est même prêts à payer des salaires à des gens pour rester à la maison à ne rien faire [...] au lieu de donner davantage de soins aux patients. »

D'après une enquête de Marie-Hélène Lange

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Acadie