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Les risques de l'obésité sur la santé sont sous-estimés, selon une étude

Un homme dans un parc avec des boissons gazeuses
Un homme dans un parc avec des boissons gazeuses Photo: La Presse canadienne / Kirsty Wigglesworth

Les études sur l'obésité et la santé sont trompeuses, car elles omettent d'intégrer la mesure du poids dans le temps, selon une recherche publiée dans les Comptes rendus de l'Académie américaine des sciences (PNAS), lundi.

Selon les auteurs de l'étude du PNAS, les travaux menés jusqu'ici ne s'intéressaient pas aux personnes ayant subi des variations de poids sur de longues périodes, en s'appuyant seulement sur une seule mesure donnée de l'IMC (l'indice de masse corporelle).

Les anciens obèses ayant retrouvé la ligne n'étaient donc pas pris en compte dans les données, alors qu'ils subissent eux aussi des conséquences importantes sur leur santé, explique l'étude.

Les risques du surpoids sur la santé seraient ainsi largement sous-estimés.

« Le simple fait d'incorporer les mesures du poids dans le temps clarifie les risques de l'obésité et montre qu'ils sont beaucoup plus grands qu'estimés jusqu'alors », précise Andrew Stokes, professeur de santé à l'Université de Boston, un des principaux auteurs de l'étude.

Plus de diabète et de maladies cardiovasculaires

Entre autres, le risque de mortalité serait plus élevé chez les personnes ayant été en excès de poids dans le passé que chez celles qui auraient toujours gardé la ligne.

Les anciens obèses seraient également plus souvent victimes de maladies cardiovasculaires et de diabète de type 2.

Pour réaliser ces constats, les chercheurs ont utilisé des données issues d'une enquête nationale sur la nutrition menée aux États-Unis entre 1988 et 2010.
Parmi les sujets de l'échantillon, 39 % étaient des personnes ayant eu dans le passé un IMC caractéristique de surpoids ou d'obésité.

Avec les informations de Agence France-Presse

Science