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Très-Saint-Rédempteur, une église unique

L'église Très-Saint-Rédempteur, à Montréal

Photo : ICI Radio-Canada/René Saint-Louis

Radio-Canada

Le temps des Fêtes, surtout pour ceux qui vont à la messe de minuit, est parfois l'occasion de découvrir des églises méconnues. Celle du Très-Saint-Rédempteur, dans le quartier Hochelaga à Montréal, possède plusieurs particularités qui la rendent unique au Québec et même au Canada.

Un reportage de René Saint-LouisTwitterCourriel

Ce qui étonne avant tout lorsqu'on entre dans l'église, c'est l'absence de colonne qui crée un gigantesque espace dégagé. Très-Saint-Rédempteur est en fait un vaste rectangle de béton armé. Construite en 1923, elle est de style Beaux-Arts contrairement au style gothique habituel des églises québécoises.

Selon le maître de chapelle et organiste Aldéo Jean, ce style se rapproche de celui de la Nouvelle-France, comme l'église de la visitation sur le boulevard Gouin et même la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours dans le Vieux-Montréal, mais en beaucoup plus vaste. Sauf qu'ici, la décoration se compose surtout de moulures plutôt que de grandes fresques ostentatoires.

Le maître de chapelle et organiste Aldéo JeanAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Le maître de chapelle et organiste Aldéo Jean

Photo : ICI Radio-Canada/René Saint-Louis

Des vitraux particuliers

Fait très rare dans une église catholique, les vitraux du maître verrier Guido Nincheri représentent des scènes de l'Ancien Testament. Ils ont été ajoutés lors de la Deuxième Guerre mondiale, précise Aldéo Jean.

Vitrail de l'église Très-Saint-RédempteurAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Vitrail de l'église Très-Saint-Rédempteur

Photo : ICI Radio-Canada/René Saint-Louis

« Ces scènes du prophète Daniel, c'est un éternel combat entre le bien et le mal. Ils représentent entre autres la libération du peuple juif de l'esclavage et la chute du mauvais royaume de Nabuchodonosor. Donc je pense que le curé de l'époque voulait lancer un message à ses fidèles avec ces vitraux-là. »

Autre particularité, le maître autel et le mobilier ont survécu à la réforme liturgique des années 60 puisqu'ils sont en marbre de Carrare incrusté de mosaïques florentines. Ils étaient donc trop lourds pour être enlevés. La chaire a aussi été préservée puisqu'on y accède non pas par un escalier en colimaçon, mais par une porte. Son retrait aurait donc laissé une porte donnant dans le vide.

Aldéo Jean estime que l'église est aujourd'hui telle qu'elle a été construite, sans retouche. Tous les objets liturgiques de valeur qui servaient au culte sont encore là, dont le maître autel construit pour réverbérer la voix vers les fidèles. À l'époque le prêtre disait la messe en faisant dos à ses paroissiens.

Très-Saint-Rédempteur abrite aussi le seul orgue de type baroque italien en usage dans une église au Canada.

Pour voir les autres vitraux de l'église, cliquez ici (Nouvelle fenêtre)

L'intérieur de l'église Très-Saint-RédempteurAgrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

L'intérieur de l'église Très-Saint-Rédempteur

Photo : ICI Radio-Canada/René Saint-Louis

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