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Semaine des correspondants : vos questions à Yvan Côté

Yvan Côté

Yvan Côté

Photo : Radio-Canada

Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La liberté de presse, la chute des bourses et la pollution sont parmi les thèmes abordés dans notre clavardage avec Yvan Côté, correspondant de Radio-Canada pour la Chine et l'Asie du Sud-Est.

Pékin et la censure

Y a-t-il une liberté sans critique journalistique? À cette question d'un internaute, Yvan Côté répond qu'il est « évidemment difficile de parler de liberté sans le travail des journalistes ».

Depuis déjà plusieurs années, le gouvernement censure et emprisonne les reporters chinois qui critiquent les politiques de Pékin. Avec l'arrivée de Xi Jinping, cette mesure s'est aussi étendue aux journalistes étrangers.

Une citation de :Yvan Côté

Le reporter donne l'exemple de la journaliste Ursula Gauthier, du Nouvel Observateur. « Elle a été expulsée du pays après avoir traité de la question délicate des Ouïghours, une minorité musulmane qui, comme les Tibétains, réclame plus d'autonomie. »

La correspondante de L'Obs à Pékin, Ursula Gauthier, pose dans son appartement à Pékin le 26 décembre 2015Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

La correspondante de L'Obs à Pékin, Ursula Gauthier, pose dans son appartement à Pékin le 26 décembre 2015

Photo : AFP / GREG BAKER

Cela dit, Yvan Côté affirme qu'il n'a jamais vraiment craint pour sa sécurité en Chine : « Dans le pire des scénarios, le gouvernement m'expulsera du pays si mes reportages déplaisent au Parti communiste. »

Je crains cependant pour la sécurité de nos employés d'origine chinoise. La stratégie de Pékin est souvent de les intimider, voire même de les emprisonner à la suite d'un reportage jugé controversé.

Une citation de :Yvan Côté

Discutez avec les correspondants

Nos correspondants à l'étranger sont à Montréal cette semaine. C'est l'occasion pour vous de discuter avec eux, dans le cadre de nos clavardages quotidiens de 12 h à 13 h.

  • Mardi : Christian Latreille et Yanik Dumont Baron (Washington)
  • Mercredi : Marie-Eve Bédard (Beyrouth)
  • Jeudi : Sylvain Desjardins et Jean-François Bélanger (Paris)
  • Vendredi : Raymond Saint-Pierre (Moscou)

La société civile visée aussi

Les journalistes ne sont pas les seuls visés par Pékin. Le régime multiplie les tentatives de museler les défenseurs des droits civiques, fait valoir une internaute. Elle fait référence notamment au procès de l'avocat Pu Zhiqiang. Pourquoi le pouvoir craint-il toujours la liberté de parole et la critique démocratique? demande-t-elle.

Le journaliste explique que depuis les événements de Tiananmen en 1989, le gouvernement chinois craint tous les grands rassemblements et tente de faire taire ceux qui pourraient devenir des leaders de l'opposition. Il précise que Pu Zhiqiang était un emblème de la lutte pour la démocratie en Chine.

Le gouvernement est conscient que de telles voix menacent sa raison d'être. En fait, c'est une question de survie pour le Parti communiste. Rappelons qu'il n'y a pas d'élections en Chine. La censure devient donc l'outil ultime pour s'assurer qu'il n'y ait pas de voix discordantes.

Une citation de :Yvan Côté

La chute des bourses chinoises

Les places boursières de Shanghaï et de Shenzhen ont subi lundi une baisse spectaculaire de 7 %. Faut-il craindre les soubresauts des marchés chinois? demande un internaute.

Selon Yvan Côté, l'économie sera sans contredit le sujet de l'heure en 2016. Il explique que la production mensuelle en Chine est en baisse pour la cinquième fois. Les marchés boursiers en ressentent les contrecoups en ce premier jour de transactions de l'année 2016.

Si l'économie de la Chine continue de ralentir, cela aura des conséquences un peu partout sur la planète. Reste à voir jusqu'à quel point ce ralentissement sera important.

Une citation de :Yvan Côté

La pollution

Un internaute demande comment le taux très élevé de pollution de l'air à Pékin affecte le quotidien d'Yvan Côté et de sa famille.

« Lorsque vous vous levez le matin et que vous ne voyez pas le soleil, que vous devez porter un masque à l'extérieur et que les aliments que vous consommez sont contaminés, il est difficile d'avoir une qualité de vie comparable à celle que nous pouvons avoir au Canada. »

Un enfant porte un masque pour se protéger du smog, dans la capitale chinoise.Agrandir l’image (Nouvelle fenêtre)

Un enfant porte un masque pour se protéger du smog, dans la capitale chinoise.

Photo : Damir Sagolj / Reuters

Il explique que son fils de 14 mois est devenu prisonnier de leur appartement à Pékin : « Lors de la dernière vague de pollution qui a duré trois semaines dans le nord de la Chine, il a à peine mis le nez dehors ».

Vivre en Chine fait réaliser jusqu'à quel point notre planète est fragile et jusqu'à quel point nous l'avons hypothéquée jusqu'à maintenant. Je dis souvent à la blague que j'ai vu ce à quoi ressemblait la fin du monde.

Une citation de :Yvan Côté

Relisez ci-dessous le clavardage avec Yvan Côté :

Pour lire le clavardage sur votre appareil mobile, cliquez ici (Nouvelle fenêtre).

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