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Prix du pétrole : pas de remontée importante en vue en 2016, selon un expert

La raffinerie de pétrole Irving
La raffinerie de pétrole Irving, à Saint-Jean Photo: Hélène Branch/Radio-Canada
Radio-Canada

La chute du prix du baril de pétrole a beaucoup marqué l'année 2015, et la nouvelle année qui commence ne s'annonce pas meilleure, selon un expert.

Le prix du baril de pétrole brut nord-américain diminue depuis un an et demi. Il est passé d'environ 95 $US en janvier 2014 à moins de 35 $US en décembre 2015.

Cette variation du prix fait bien mal à l'économie canadienne. Les travailleurs de l'est du pays qui ont l'habitude de faire la navette entre leur province et l'Ouest canadien seront encore moins moins nombreux cette année.

La situation a peu de chances de s'améliorer en 2016, selon Marc Lalonde, conseiller en placement et partenaire chez Benchmark, au Nouveau-Brunswick. Il s'attend à ce que le prix du pétrole reste bas.

« Disons le prix du pétrole autour de 40 $, un peu moins, il semblerait, pourrait rester à ce niveau très bas encore pour un an. Il y a quand même pas mal de pétrole sur le marché. Il y a l'Iran qui rentre en jeu », explique Marc Lalonde.

D'ailleurs, en août, l'agence de notation Moody's disait s'attendre à une faiblesse des marchés énergétiques jusqu'en 2018.

Comme il y a une surabondance de pétrole sur le marché mondial et que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole maintient sa production, il faudra attendre une baisse de la production pour retrouver un équilibre, selon le conseiller Lalonde.

« Les programmes de dépense se sont ajustés dans la conjoncture où on est présentement. Donc, la plupart prévoient que s'il y a une hausse du prix du pétrole ou du gaz, ça va se matérialiser en 2017, et non en 2016 », estime Marc Lalonde.

Une étude récente publiée par Enform prévoit que la baisse des prix du pétrole causera la perte de 185 000 emplois directs et indirects dans le secteur pétrolier et gazier. Des entreprises ont déjà aboli des postes. D'autres risquent aussi d'ajuster leur budget en ce début d'année.

« Je pense que dans les prochains jours ou sinon les semaines à suivre, on va voir l'impact justement de ces prix de l'énergie qui sont extrêmement bas au Canada, et comment les compagnies se sont ajustées dans leur plan d'affaires en 2016. Là, on peut s'attendre à voir justement l'ampleur des coupes dans la [main-d'oeuvre] qui vont vraiment se faire sentir en début 2016 », prédit Marc Lalonde.

L'économiste Marc Lalonde croit que les provinces canadiennes devront employer autrement la main-d'oeuvre mise à pied et lancer des projets pour continuer à faire tourner l'économie.

Avec les informations de Fanny Samson

Acadie

Ressources naturelles