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Pétrole de l'Ouest canadien : l'année commence dans l'incertitude pour des travailleurs en Atlantique

Les travailleurs Sébastien Bertin et Daniel Hébert
Sébastien Bertin et Daniel Hébert Photo: ICI Radio-Canada
Radio-Canada

Le prix du baril de pétrole reste très bas, et pour les travailleurs qui ont l'habitude de faire la navette entre l'Atlantique et l'Ouest canadien pour leur emploi, c'est une bien mauvaise situation, car les pétrolières favorisent désormais l'embauche de travailleurs de l'Alberta, afin de réduire leurs dépenses.

Sébastien Bertin et Daniel Hébert habitent à Beresford au Nouveau-Brunswick, mais ils travaillent à Fort McMurray, en Alberta.

« J'ai vu, une grosse différence depuis le début, quand je suis arrivé dans l'Ouest. Au début, tout voulait se faire construire vite, tout voulait être sur pied du jour au lendemain. Et maintenant, c'est encore la même histoire, le monde veut voir beaucoup de progrès assez vite, mais les coûts sont beaucoup plus évalués », affirme Sébastien Bertin.

De moins en moins de gens de l'Atlantique vont gagner leur vie dans l'Ouest canadien, constate M. Bertin. Son parrain, Daniel Hébert, a comme tâche de recruter des travailleurs pour l'entreprise Canadian Oil Sands. Il avait l'habitude d'embaucher de nombreuses personnes de sa région, mais ses patrons lui demandent maintenant de choisir des employés locaux, de l'Alberta.

« Je trouve cela désolant, c'est sûr, parce que ce monde-là, surtout il y en a d'eux autres que ça fait assez longtemps qu'ils vont, tout à coup ils ne peuvent pas monter », déplore Daniel Hébert.

Avec la baisse du prix du pétrole, les entreprises ont vu leurs profits diminuer. Elles hésitent désormais à faire venir des employés de l'autre bout du pays, explique Pierre-Marcel Desjardins, professeur d'économie à l'Université de Moncton.

« Le phénomène des voyageurs qui vont travailler dans l'Ouest, on va probablement mettre de la pression, pour dire : "Oui, prêt à vous offrir un emploi, mais vous devrez déménager parce qu'on n'est plus intéressés à payer les frais de transports et de relocalisation temporaire" », précise M. Desjardins.

L'Ouest canadien n'est plus le Klondike qu'il a déjà été pour les travailleurs de l'Atlantique. L'année 2016 commence sous le signe de l'insécurité pour eux.

D'après le reportage de Marilyn Marceau

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