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Affaire Oland : l'avocate Kathleen Lordon examinera le travail de la police de Saint-Jean

Le service policier de Saint-Jean

Le service policier de Saint-Jean au Nouveau-Brunswick

Photo : CBC

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2016 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La Commission de police du Nouveau-Brunswick charge l'avocate et ancienne procureure de la Couronne Kathleen Lordon d'examiner le travail de la force policière de Saint-Jean dans l'affaire du meurtre de Richard Oland.

Kathleen Lordon, une avocate de Moncton, est une ancienne membre de la Commission de police, ancienne vice-présidente du comité des plaintes du Barreau du Nouveau-Brunswick et une fondatrice de l'Association canadienne de surveillance civile du maintien de l'ordre.

Aucun échéancier pour la remise de son rapport n'a été dévoilé. Le résultat de son examen et toute recommandation qui en découlerait seront remis au ministre de la Sécurité publique.

La Commission de police a annoncé la tenue de l'examen trois jours après que Dennis Oland, 47 ans, ait été reconnu coupable du meurtre non prémédité de son père, Richard Oland, en 2011. La défense a indiqué qu'elle compte faire appel.

Nicole Paquet, présidente du comité des commissaires de police de Saint-Jean, a demandé à l'organisme provincial indépendant de faire cet examen. Selon elle, cet exercice est nécessaire pour la confiance que le public accorde à sa force policière et pour le moral des policiers eux-mêmes.

Il ne s'agit pas de jeter un blâme sur qui que ce soit, précise Mme Paquet, il s'agit de préciser ce qui doit être amélioré.

Plusieurs problèmes survenus au cours de l'enquête policière ont été mentionnés durant le procès. Selon les preuves présentées au jury, les policiers n'ont pas protégé les lieux du crime de toute contamination. Ils ont utilisé la toilette à l'extérieur du bureau de la victime pendant deux jours avant d'y prélever des empreintes. Les policiers n'ont pas vérifié la présence de preuves sur la porte arrière. Ils n'ont pas demandé au pathologiste si un marteau plat était possiblement l'arme du crime.

De plus, toujours selon les propos entendus en cour, les enquêteurs ont manipulé à mains nues un veston sport de Dennis Oland taché de sang, qui est devenu un élément clé des preuves présentées par la Couronne durant le procès.

Avec les informations de CBC

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